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La prostate est au cur du système urinaire et
du système de reproduction. © L'Internaute
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» Pourquoi s'en occuper ?
La prostate, c'est un organe génital situé entre la vessie et le rectum, pas plus grand qu'un abricot, qui croît durant l'adolescence sous l'effet de la testostérone, pour atteindre sa taille maximale à l'âge adulte.
Son rôle ? D'une part, elle est impliquée dans la miction (le fait d'uriner) ainsi que dans la continence (capacité à se retenir d'uriner). D'autre part, la prostate sécrète le liquide prostatique qui constitue en partie le liquide séminal.
Tout marche très bien jusqu'à… un certain âge où les problèmes peuvent commencer à apparaître.
Les problèmes en question ? Cela peut être une hyperplasie, c'est-à-dire une augmentation du volume de la glande, généralement bénigne. Ou alors la prostatite, infection bactérienne qui, elle, survient plutôt chez les hommes jeunes. Enfin, beaucoup plus grave et hélas plus fréquent, le cancer de la prostate.
Plus de 50 000 cancers de la prostate sont détectés chaque année en France et 10 000 décès environ enregistrés.
» Les facteurs de risque
Ils ne sont pas tous très connus mais quelques pistes s'esquissent à mesure des avancées de la recherche scientifique.
- L'âge, évidemment : plus on en prend, plus les maladies de la prostate deviennent fréquentes. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : selon l'Association française d'urologie, 40% des hommes de 40 ans, 50% des hommes de 50 ans, 60% des hommes de 60 ans, 70% des hommes de 70 ans, 80% des hommes de 80 ans ont une grosse prostate. Idem pour les cancers : ils sont plus fréquents avec l'âge.
- L'origine ethnique. Il semble que les hommes d'origine africaine, antillaise ou afro-américaine soient plus touchés que le reste de la population. A l'inverse, les asiatiques le sont moins. Pas d'explications pour l'instant.
- Antécédents familiaux : il a été montré que certains malades avaient une prédisposition génétique. Les gènes en cause se trouvent sur le chromosome 1.
» Comment prévenir ?
La meilleure des préventions, c'est encore le dépistage. En effet, difficile de prévenir des maladies dont on ne connaît pas vraiment les facteurs déclencheurs. Ainsi, l'Association française d'urologie recommande un dépistage annuel pour les hommes de 50 ans et plus. L'examen peut être pratiqué par un médecin généraliste lors d'une consultation. L'examen en question consiste en un toucher rectal (rapide et indolore, ne vous inquiétez pas !) et selon les conclusions de cet examen, le médecin demandera, ou pas, un dosage de PSA (antigène prostatique spécifique sécrété par la prostate). Un taux élevé est un bon indicateur de troubles prostatiques : hypertrophie ou cancer.
Plus le dépistage sera effectué tôt, plus efficace sera le traitement.