Maladies psychosomatiques

En savoir plus

S'il est une partie du corps qui subit les assauts du stress, c'est bien la peau. Stress psychique, mais aussi stress lié aux conditions extérieures, puisqu'elle est en première ligne, à subir froid, chaleur et autres intempéries.

maladies de peau
 
Notre peau est particulièrement sensible à notre état d'esprit. © Getty Images
 

Les cellules de la peau sont capables de produire un grand nombre d'hormones et de neurotransmetteurs, qui pourraient intervenir dans la réponse cutanée au stress, expliquant cette sensibilité particulière de la peau.

» Le psoriasis est la dermatose où le stress joue le plus clairement un rôle. Cette maladie provoque des lésions de la peau. Dans sa forme bénigne, elle se concentre sur le cuir chevelu, les articulations et les extrémités mais elle peut aussi se développer sur tout le corps. Le psoriasis touche 1 % à 3 % de la population, hommes comme femmes. Les poussées sont souvent corrélées à un stress.

» L'eczéma est aussi un classique de la somatisation. En fait, cette manifestation cutanée peut être le symptôme de plusieurs maladies : elle peut être d'origine infectieuse, génétique ou liée à une substance allergisante que l'on aurait touchée. On parle alors d'eczéma de contact. Dans tous les cas, il y a donc une origine autre que le stress. Mais il peut être le déclencheur d'une crise. Ainsi, il n'est pas rare que plusieurs jours après un événement stressant important lors duquel on est parvenu à se maîtriser (démission, rupture, etc.), on se réveille un beau matin le corps couvert d'eczéma. Il peut même survenir chez des personnes qui s'ignorent atteintes de cette pathologie qui les avait jusque là laissées tranquilles.

» L'urticaire fait elle aussi partie du tiercé de tête. Elle se manifeste par l'apparition de plaques rouges sur la peau, qui grattent beaucoup. Les causes de l'urticaire sont multiples. Elles peuvent être clairement identifiées (allergie, piqûre d'insecte, certains médicaments…) dans le cas d'une crise aiguë. La forme chronique a des causes moins clairement identifiées. Dans 30 % à 40 % des cas, on ne sait pas ce qui en est à l'origine. Le facteur psychologique est évoqué par les médecins comme souvent favorisant. Il faut donc aider à le résoudre lui aussi si l'on veut espérer voir les crises s'espacer voire disparaître.

» Le lien entre pelade (perte de la pilosité, dont les cheveux) et stress est un peu moins affirmé. Pourtant, plusieurs études ont montré qu'un épisode particulièrement stressant tel qu'un deuil ou une séparation, associé à un terrain dépressif, pourrait provoquer une crise de pelade.

» La transpiration excessive, les aphtes, les verrues, l'herpès, la transpiration excessive… Autant de petites pathologies pour lesquelles la composante psychologique joue certainement également un rôle.

» En revanche, si on a longtemps accusé l'anxiété des adolescents et des plus grands d'être responsable d'inconfortables poussées d'acné, rien n'a encore démontré un éventuel lien entre les deux.


Magazine Santé Envoyer Imprimer Haut de page

Accueil

Connexion

Mon compte

Déconnexion

rechercher