Malgré les progrès réalisés ces dernières
années, l'arthrose ne se guérit toujours pas. Toute articulation
détruite l'est définitivement. En revanche, on dispose aujourd'hui
de nombreuses solutions pour soulager les symptômes de l'arthrose, ainsi
que pour ralentir, voire enrayer le processus de destruction.
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Dans un premier temps, le médecin prescrira des anti-douleurs.
© Getty Images
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» "On va se préoccuper avant
tout de traiter les douleurs liées à l'arthrose, qui peuvent
être extrêmement handicapantes, explique le Dr Brégeon. Pour
ce faire, on commence par les antalgiques. Hier c'était l'aspirine, aujourd'hui
c'est le paracétamol qui est le plus utilisé. Il ne faut pas hésiter
à en prendre jusqu'à 4 g par jour, répartis en plusieurs
prises. Si vous prévoyez un effort physique, vous pouvez anticiper la douleur
en augmentant la prise de paracétamol quelques heures avant." Les
antalgique peuvent, et même doivent, être pris dès l'apparition
des premières douleurs. "Il n'y a aucune contre-indication à
les prendre sur le long terme. Au contraire, la diminution de la douleur pourrait
même avoir un effet préventif ", estime le médecin. Lorsque
la douleur devient intolérable, des produits morphiniques peuvent la soulager.
"Mais ils doivent être utilisés de façon ponctuelle,
en cas de crise."
» Lorsqu'il y a gonflement de l'articulation,
cela signifie que les morceaux de cartilages qui se sont décrochés
ont provoqué une inflammation. Pour soulager la personne malade, on peut
alors faire appel aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
"Il ne faut pas hésiter à les prescrire, mais ils ne doivent
être utilisés que pour quelques jours, quelques semaines au maximum,
explique Christian Brégeon. S'ils n'ont pas, alors, fait effet, ils n'en
auront pas plus sur le long terme." Parallèlement, il faudra protéger
l'estomac, qui est souvent mis à l'épreuve lors de la prise d'AINS.
» Les infiltrations de corticoïdes,
directement au niveau de l'articulation malade, sont également efficaces
dans beaucoup de cas. "Il s'agit tout simplement d'injecter localement, avec
une seringue, un produit dérivé de la cortisone", explique
Christian Brégeon.
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Certains patients voient leurs douleurs diminuer grâce
à des cures thermales. © Getty Images
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» Un autre type d'infiltrations a pour effet
de rendre de la mobilité à l'articulation, c'est l'acide hyaluronique.
"Il a pour effet de mettre de l'huile dans les rouages", sourit Patrick
Sichère. En fait, il est déjà présent à l'état
naturel dans le liquide synovial. Son rôle est de limiter les frottements.
L'articulation arthrosique manque d'acide hyaluronique, il est donc intéressant
d'en ajouter. Les effets de l'infiltration durent environ un an, voire plus. "Non
seulement cela facilite le mouvement, mais cela stoppe pendant plusieurs mois
l'évolution de la maladie", constate Patrick Sichère. Renouvelées
régulièrement, ces infiltrations pourraient donc permettre d'enrayer
l'évolution de l'arthrose. Mais l'on ne dispose pas encore d'assez de recul
pour pouvoir l'affirmer, la technique étant assez récente. Il existe
quelques effets secondaires tels que des douleurs transitoires, mais l'acide hyaluronique
est généralement très bien supporté.
» Patrick Sichère ne renie pas non plus
certaines méthodes alternatives telles que les cures thermales.
"Leurs bienfaits sont avérés et elles permettent d'économiser
sur la prise de traitements antidouleurs. Elles peuvent même avoir un effet
direct sur l'arthrose."
» Phytothérapie, acupuncture,
homéopathie
Autant de méthodes dont les effets ne sont pas
prouvés, mais qui peuvent soulager certaines personnes.