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Novembre 2007

Etre plâtré oui, mais pas cloîtré !

Tomber d'une échelle ou se prendre un arbre au ski, en général, ça ne pardonne pas ! La première frayeur passée, il va falloir apprendre à vivre, pendant plusieurs semaines, avec un bras ou une jambe plâtrée. Quelques trucs pour vivre cette période d'immobilisation sans se sentir isolé.
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Plâtre ou résine ? A chacun sa technique désormais. Le plâtre traditionnel a l'inconvénient majeur d'être assez lourd à porter par rapport à la résine. En revanche, il est moins susceptible de compresser le membre une fois posé. Le médecin effectuera un choix en fonction de la fracture, de votre état et des outils dont il dispose.

 
Le platre est souvent prescrit pour six semaines, le temps pour l'os de recoller les morceaux.
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» Les premières heures ou les premiers jours, surveillez que votre bras ou votre jambe n'est pas trop comprimé ou trop serré dans son plâtre. En effet, un œdème peut apparaître après quelques jours. Cela risque de provoquer un serrement qui empêchera la bonne circulation du sang. Avec les symptômes d'usage : sensation d'engourdissement voire absence de sensation dans le bras ou la jambe, doigts ou orteils bleus ou au contraire livides. C'est le syndrome des loges.

» Le risque majeur pour la santé, lorsqu'on est plâtré de la jambe, c'est la phlébite. Immobilisés, vos muscles ne se contractent plus et le sang revient donc plus difficilement jusqu'au cœur. Il peut même stagner. C'est alors qu'un caillot risque de se former. S'il remonte jusque dans l'une des artères pulmonaires, c'est l'embolie, qui peut être fatale. Pour éviter cet incident, le médecin vous prescrira certainement des piqûres d'anticoagulants à base d'héparine. Elles se font dans l'abdomen, quotidiennement et jusqu'à ce que le plâtre soit retiré. La sensation est désagréable mais cela peut vous sauver la vie ! Normalement, des analyses de sang sont pratiquées régulièrement pour s'assurer que l'héparine fonctionne bien. Toutefois, restez attentif aux signes avant-coureurs de la phlébite : gonflement de la jambe, sensation de chaleur (d'ailleurs vous avez de la fièvre) au niveau de ce gonflement, douleur dans le mollet.

» Si, à l'inverse, votre jambe ou votre bras dégonflent après la pose de plâtre, il faudra tout recommencer parce qu'il deviendra trop lâche et donc inutile puisqu'il ne maintiendra plus rien. Cela peut également arriver au bout de quelques semaines : sans activité votre masse musculaire fond et votre bras ou votre jambe s'affine. Non, pas la peine de se réjouir d'un éventuel bienfait esthétique : ça risque d'être disproportionné par rapport au membre valide. Et puis, heureusement, les muscles et les forces reviennent très vite une fois le plâtre retiré.

» Une fois rentré à la maison, le premier problème qui se pose est celui de la mobilité. Pas toujours facile d'évoluer avec des béquilles ou de s'habiller avec un bras dans le plâtre. Vous verrez qu'au bout de quelques jours, vous acquerrez des habitudes et des gestes qui, au final, vous permettront de faire presque tout ce que vous souhaitez. Bien souvent, les enfants qui se sont cassé le bras droit alors qu'ils sont droitiers apprennent en quelques jours à se servir de leur main gauche pour écrire. Et même, ça les amuse ! En attendant, surtout pas d'acrobaties inutiles, le mieux est encore de se reposer, au lit ou dans un fauteuil confortable. Profitez-en pour finir tous les livres qu'on vous a offerts à Noël et qui traînent sur la table de chevet.

» Survient alors l'épreuve de la toilette ! Avec un bras ou une jambe en moins, ça peut devenir bien compliqué. Surtout, prenez garde de ne pas glisser dans la baignoire ou sur le carrelage, ce serait dommage de vous cassez autre chose ! Si vous parvenez à entrer sous la douche, n'oubliez surtout pas de bien protéger le plâtre, qui ne supportera pas l'eau. Vous trouverez en pharmacie, pour environ 20 euros, des housses de protection, qui permettent d'envelopper le plâtre pendant la douche. Plus cheap, mais très efficace aussi, le sac poubelle bien calfeutré. Ne pas le maintenir après la douche, car la peau a besoin de respirer.

» Ca gratte hein ? Hé oui, c'est l'un des inconvénients majeurs du plâtre : il s'agit d'une seconde peau bien peu agréable, souvent irritante. Qui donne d'autant plus envie de se gratter qu'en-dessous, la peau sèche et pèle… Attention à ne pas vous blesser en introduisant un objet pointu sous le plâtre. Si jamais vous vous éraflez, par exemple, et que ça saigne, il faudra tout enlever et refaire…

» Plus sérieusement, pensez à surélever votre jambe ou votre bras, afin de favoriser le retour du sang vers le cœur et d'empêcher l'apparition d'un œdème. Pour la jambe, placez un oreiller dessous ou, mieux, des cales sous les pieds du lit. Pour le bras, ayez à l'esprit que votre coude doit se situer plus bas que votre poignet.

» Ca fait six semaines, vos os se sont auto-recollés et c'est le doux moment de la délivrance : on vous retire votre plâtre. Agréable sensation de se sentir beaucoup plus léger. Mais prudence ! Cela fait des semaines que vos muscles n'ont pas été sollicités, ils sont faibles et amaigris. Ne forcez pas trop et allez scrupuleusement aux séances de rééducation que votre médecin vous a prescrites. Ce serait dommage de vous faire une entorse alors que la fracture vient juste d'être réparée !

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