Bien qu'il soit pour l'instant impossible de guérir ou de stopper l'évolution de cette maladie, il existe des traitements pour atténuer la gravité des symptômes, mais également pour freiner son développement. La plupart des ces médicaments ciblent les troubles de mémoire ou ceux du langage. A noter qu'aucun médicament ne permet au patient de retrouver ses capacités intellectuelles antérieures : les médicaments sont utiles dans des phases légères à modérées de la maladie car ils stabilisent les capacités cognitives mais ils ne les améliorent pas. D'où l'intérêt d'un diagnostic précoce de la maladie, pour pouvoir traiter dans les meilleures conditions possibles le malade.
Le point sur les traitements disponibles actuellement et sur ceux du futur que les chercheurs développent à présent.
» Les traitements actuels
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Les chercheurs s'attèlent à trouver un moyen efficace de traiter pour de bon la maladie.
Photo © Getty Images
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Empêcher la formation de plaques amyloïde, les détruire, restaurer la communication cellulaire, tous les moyens sont bons pour tenter de résorber la maladie, et un jour peut-être de la guérir. Deux approches sont possibles dans le traitement de la maladie, approches différentes mais complémentaires : le traitement médicamenteux et le traitement comportemental.
Ce dernier comporte nombre d'exercices intellectuels et comportementaux pour faire travailler le cerveau du patient, lui réapprendre tous ces petits gestes du quotidien perdu et lui apprendre à se réadapter. Penchons-nous à présent sur les médicaments disponibles pour traiter la maladie.
Psychotropes
Les médicaments qui permettent de contrôler les états dépressifs, anxieux et psychotiques peuvent aider les patients à un stade moyen de la maladie (déclarée mais pas encore sévère). Ils sont employés lorsqu'aucune autre solution n'a fonctionné et que le patient est susceptible de mettre sa vie ou celle des autres en danger.
Inhibiteurs de l'acetylcholine et mémantine
Le donepezil, la rivastigmine ou encore la galantamine font partie de la classe des inhibiteurs de l'acetylcholine, ou Ach, neurotransmetteur inhibé chez les malades. Prescrits pour les premiers stades de la maladie, ils permettent de stabiliser les capacités cognitives, en augmentant la disponibilité de l'Ach. La mémantine, préconisée pour des stades avancés, est la dernière arrivée sur le marché. Selon le Pr Dubois, "tous ces médicaments n'ont qu'une action modérée, néanmoins indiscutable pour le bénéfice du patient".
» Les traitements du futur
L'idée de vacciner les patients atteints contre la maladie est assez jeune, elle a moins de dix ans. Pour autant, cette piste a été explorée avec attention par les chercheurs du monde entier. Le principe serait donc de détruire ou de prévenir la formation des dépôts de plaques amyloïde. Il a pu être démontré que l'injection d'un peptide, nommé Abéta, chez des souris atteintes de la maladie, provoquerait la disparition des plaques amyloïde. Les résultats étaient prometteurs chez l'homme (l'autopsie de personnes malades traitées avec ce peptide a montré que l'étendue des plaques amyloïdes s'était réduite), mais les essais cliniques ont dû être interrompus à cause de patients ayant présenté des signes de méningo-encéphalites. "Mais nous n'avons pas abandonné cette idée, bien au contraire, souligne le Professeur. Nous avançons prudemment, mais sûrement pour mettre en place de nouveaux essais chez l'homme." Théoriquement et chez les souris, le vaccin semble être efficace pour lutter contre toutes les formes de la maladie. Reste à attendre des essais cliniques probants pour entrevoir un espoir de lutter contre ce fléau.