Repas 100 % santé

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La recommandation du Plan national
Réduire la contribution moyenne des apports lipidiques totaux à moins de 35 % des apports énergétiques journaliers, avec une réduction d'un quart de la consommation des acides gras saturés au niveau de la moyenne de la population (moins de 35 % des apports totaux de graisses).
Réduire de 20 % la prévalence du surpoids et de l'obésité (Indice de masse corporelle 25 kg/m2) chez les adultes et interrompre l'augmentation, particulièrement élevée au cours des dernières années, de la prévalence de l'obésité chez les enfants.
Et pour y réussir, le message sanitaire est donc très clair : "Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré." Sans oublier celui-ci "Evitez de grignoter entre les repas."

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Le gras, point trop n'en faut dans votre alimentation. © Getty Images
 


Pourquoi ?
» Les matières grasses, surtout lorsqu'elles sont d'origine animale, sont particulièrement néfastes pour les artères. Si elles sont consommées en excès, le gras va rester dans le sang et se déposer au fil des semaines le long des parois veineuses : ce sont les plaques d'athérome, autrement dit, le mauvais cholestérol.

»
Elles contribuent également à… nous engraisser. Logique. Avec tous les problèmes qui s'ensuivent. Le surpoids est mauvais pour la santé à bien des égards. Il entraîne des risques cardiovasculaires multiples, mais aussi des problèmes digestifs parfois graves (reflux gastro-oesophagien, calculs biliaires…), des problèmes d'apnée du sommeil, de frottements et de mycoses, d'articulations douloureuses…

»
Le sucre peut avoir certains effets similaires, notamment au niveau de la prise de poids. Mais, surtout, consommé en grande quantité, de façon inappropriée, il va entraîner un déséquilibre nutritionnel dangereux. En outre, à force de devoir produire de l'insuline en quantité pour éliminer les excès, le pancréas va finir par se fatiguer, déclenchant ainsi un diabète de type 2. Rien de bien réjouissant là non plus, d'autant que, contrairement au cholestérol, il est impossible de revenir en arrière.

»
Le grignotage est souvent la porte ouverte aux excès sucrés ou gras pas très recommandés pour la santé. Bien sûr, la petite collation de 11h ou de 16h n'est pas interdite. Mais proscrivez les barres chocolatées hypercaloriques, les chips et autres saucissons bien gras.

Comment ?
» Il vaut mieux préférer les graisses végétales aux graisses animales. Elles contiennent le fameux "bon cholestérol" qui aide, lui, à lutter contre la formation de plaques d'athérome. Ainsi, vous pouvez varier les plaisirs : huile de tournesol, de colza, de soja, de noix, d'olive…

»
Allez-y mollo, en revanche, sur le beurre et la crème fraîche, sans pour autant les éradiquer de votre alimentation.

»
Limitez au maximum les graisses lorsque vous devez faire cuire quelque chose à la poêle. N'hésitez pas non plus à sélectionner les morceaux de viande les moins gras ou même à les dégraisser vous-même avant de les faire cuire. De même, sachez que la viande blanche (poulet, dinde, le tout sans la peau…) est beaucoup moins grasse que la viande rouge.

»
Dans l'assiette, limitez vos assaisonnements au minimum. Et n'hésitez pas à opter pour des sauces allégées.

»
Pour réduire les sucres, c'est plus facile. En premier lieu, bannissez les sodas sucrés. Lorsque vous saurez qu'une canette du plus célèbre des sodas contient l'équivalent de pas moins de 6 morceaux de sucre, cela devrait vous aider à prendre une décision ! D'autant qu'aujourd'hui, il existe de nombreuses versions sans sucres au goût tout à fait acceptable.

»
Pour le dessert, mieux vaut opter pour des yaourts et compotes sans sucres ajoutés que pour des pâtisseries. Qu'il n'est pas nécessaire pour autant de rayer de votre alimentation.

»
Pour le petit creux de 11h ou de 16h, amenez un fruit, par exemple. Il coupera votre faim sans apport d'excès de sucre.

»
Ne vous interdisez pas tout non plus. Le carré de chocolat noir avec le café est tout à fait acceptable, tant que vous n'engloutissez pas la tablette dans la foulée…

Et aussi
Lire l'avis de la spécialiste, le Dr Caroline Lemarchand-Duros


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