La crise d'appendicite

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Plusieurs outils sont aujourd'hui à la disposition des médecins pour confirmer ou infirmer une suspicion d'appendicite.

 

 Il y a d'abord la simple numération globulaire. C'est plus précisément la quantité de leucocytes (une catégorie de globules blancs) que l'on va mesurer. Les leucocytes sont fabriqués par les organes lymphoïdes (dont l'appendice fait partie) pour lutter contre les infections. Généralement, en cas de crise d'appendicite, le taux de leucocytes est beaucoup plus élevé que la normale. Ceci dit, cela ne sert pas à grand-chose puisque les leucocytes peuvent être élevés pour d'innombrables raisons.

 Autre marqueur de l'inflammation, les CRP, ou protéines C-réactives. Un peu comme les globules blancs, elles ont surtout une valeur prédictive négative : si les CRP sont élevées, c'est concordant avec une crise d'appendicite. Si elles sont basses lors de deux mesures à plus de 24h d'intervalle : ce n'est pas l'appendicite.

 Mais surtout, deux outils rois permettent aujourd'hui de faire le bon diagnostic.

- "Le scanner est sans aucun doute le meilleur examen, commente le Pr Wind. Il permet de repérer beaucoup plus facilement un épaississement de l'appendice et une infiltration graisseuse tout autour, signe typique de la crise d'appendicite." Si le résultat n'est pas garanti à 100 %, il s'agit tout de même, et de très loin, de l'outil de diagnostic le plus fiable.

- L'échographie a les même propriétés mais elle est moins fiable : selon l'endroit où l'appendice est placée, la quantité de graisse abdominale, etc. elle peut être difficile à repérer. C'est tout de même l'examen recommandé pour les femmes enceintes et les enfants, qui ne peuvent être trop exposés aux rayons du scanner.

Aujourd'hui, il est très rare que l'on opère sans avoir effectué un scanner ou une échographie. C'est particulièrement vrai chez l'homme de plus de 40 ans ("car l'appendicite est rare à cet âge") et chez la femme, pour éliminer toute affection gynécologique. "Grâce à cet examen, aujourd'hui, il n'y a presque plus d'appendicectomies inutiles", se réjouit Philippe Wind. 
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