Les bons gestes contre l'acné

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acne et puberte
 
L'acné touche environ 80 % des adolescents.
Photo © Getty Images
 

L'acné, tout le monde ou presque s'en souvient. Et pour cause, cette affection de la peau touche plus de 80% des adolescents, autant les filles que les garçons. Elle commence fréquemment vers l'âge de 12-13 ans, pour disparaître entre 18 et 20 ans. C'est l'acné juvénile, la forme la plus répandue.

L'acné n'est ni liée à une mauvaise hygiène, ni à certains aliments et encore moins aux relations sexuelles, comme on peut encore parfois l'entendre.

En fait, elle dépend de trois grandes causes. "Tout d'abord il existe une prédisposition génétique à l'acné. Ainsi, les membres de certaines familles ont plus tendance à développer des acnés et souvent avec des formes plus sévères", explique le Dr Lorette, dermatologue au CHU de Tours et membre de la Société française de dermatologie.

"La peau produit trop de kératine, jusqu'à former des bouchons"

Ensuite, l'acné s'explique par un trouble de la kératinisation. La kératine est une protéine des couches superficielles de la peau. On la trouve notamment au niveau des poils, des cheveux, des ongles. "Quand on commence à avoir de l'acné, la peau se met à produire la kératine en trop forte quantité, jusqu'à former des sortes de bouchons. Le problème, c'est que ceux-ci obstruent alors les orifices par lesquels s'écoule normalement le sébum, au niveau des poils", ajoute le Dr Lorette. C'est ce sébum qui rend la peau et les cheveux gras au début de la puberté. En plus, cette rétention de sébum, juste sous la peau, dans ce qu'on appelle les glandes sébacées, fait le bonheur des microbes qui s'en nourrissent. Tout ça est responsable de l'apparition des points noirs, puis des boutons caractéristiques de l'acné.

La faute aux hormones mâles

Enfin, l'acné est logiquement liée aux bouleversements hormonaux que connaissent les adolescents au moment de la puberté. Les coupables, ce sont les hormones mâles (notamment la testostérone). Et si les filles sont touchées elles-aussi, c'est tout simplement parce qu'une de leurs hormones, la progestérone, se transforme en hormones masculines. "Ce n'est pas une anomalie, c'est tout à fait normal" ajoute le Dr Lorette.

Le souci, c'est qu'à l'adolescence, les glandes sébacées qui produisent le sébum deviennent excessivement sensibles à la testostérone. Résultat, elles se mettent à en sécréter en très grande quantité, plus que la normale. "Ainsi, non seulement le sébum s'accumule sous la peau avec une tendance à s'infecter et à former des boutons, mais en plus il est produit en plus grande quantité. C'est un vrai cercle vicieux", conclut le Dr Lorette.


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