Il n'y a pas à dire : la vue de ce liquide jaunâtre et visqueux qui peut jaillir tel un geyser d'un furoncle bien mûr peut s'avérer franchement éc½urante. Et avec raison : le pus n'est pas franchement la matière la plus noble du corps humain. Il est même rempli d'éléments néfastes ou inutiles.
Commençons par expliciter le phénomène mystérieux du furoncle. Vous avez peut-être déjà vu pousser sur une partie de votre corps (souvent les zones où sont concentrées les bactéries : nez, anus, aisselles...) cette espèce d'énorme bouton rouge et blanc. Au fil des jours il devient chaud, douloureux et blanchâtre, à cause du pus qui se trouve juste sous la peau. Cette inflammation se déclenche à la base d'un poil, au niveau du follicule pileux, à cause du développement d'un staphylocoque doré, une bactérie souvent virulente. Le furoncle évolue en plusieurs jours et prend une forme conique, rouge à la base et blanche au-dessus.
Ne pas percer
A l'intérieur, avec la prolifération de la bactérie, s'est formé du pus. Il est composé à la fois de globules blancs, de bactéries, mortes ou vivantes, mais aussi de cellules nécrosées provenant des tissus avoisinants... Bref, un tas d'éléments qui n'ont d'habitude rien à faire ensemble.
Le pus peut être, selon sa composition, plus ou moins visqueux, plus ou moins jaunâtre ou verdâtre, comprenant ou non des grumeaux. Bref, il n'est jamais appétissant !
Lorsque le furoncle est bien "mûr", il arrive que le pus s'écoule de lui-même de la blessure. D'autres fois, sous l'influence de la douleur et du dérangement que provoque le furoncle, on peut être tenté de le "percer" pour évacuer soi-même le pus. A éviter absolument sans avis médical : vous risquez de disperser les bactéries et, de surcroît, de laisser une vilaine cicatrice à la place du bouton. Appliquez plutôt un antiseptique local. Si cela ne suffit pas, consultez un médecin qui vous prescrira probablement des antibiotiques afin d'éradiquer le staphylocoque.