Qu’est-ce que c’est ?Un pneumothorax est du à l’introduction d’un certain volume d’air entre les deux feuillets de la plèvre, membrane qui entoure les poumons. Les deux feuillets en question sont quasiment collés l’un à l’autre, il y en a un qui est situé contre la paroi du thorax, la plèvre pariétal, tandis que l’autre feuillet, la plèvre viscérale, est collé au poumon. L’air introduit entre les deux feuillets induit un décollement de la plèvre tout en repoussant le poumon.
Quelles sont les causes ? Il y a deux types de pneumothorax : la forme idiopathique et la forme non idiopathique.
Forme idiopathique : ce type de pneumothorax n’a pas de cause particulière. Il survient généralement chez les individus âgés entre 20 et 40 ans, avec une morphologie plutôt mince et longiligne, préférentiellement chez des sujets fumeurs. Le risque de récidive est assez élevé pour cette forme.
Forme non idiopathique : parfois, ce sont certains événements bien particuliers qui vont être à l’origine du pneumothorax, d’où la distinction avec la forme idiopathique, de cause inconnue. Ainsi, il peut faire suite à une ponction, à un traumatisme du thorax ou à une maladie pulmonaire (emphysème, fibrose pulmonaire).
Quels sont les symptômes ? Dans les formes les moins graves, il n’y en a pas ou peu. Sinon, le pneumothorax se caractérise par :
- Une douleur brutale et violente sur le côté du thorax.
- Une gêne respiratoire (essoufflement très rapide).
- Augmentation du rythme cardiaque.
- Toux sans expectoration.
Y a-t-il des complications ? Dans le cas de pneumothorax idiopathique survenu chez un sujet jeune, les risques de récidive sont importants. Par ailleurs, le tabagisme est un facteur favorisant ce risque, il le multiplie en effet par 20. Chez les personnes souffrant d’une maladie pulmonaire ayant causé un pneumothorax, les complications peuvent être plus graves, allant jusqu’à la remise en question du pronostic vital.
Qui consulter ?Un médecin généraliste puis un pneumologue.
Comment faire le diagnostic ? Le médecin ausculte le patient et écoute sa respiration. Puis, pour confirmer le diagnostic, il pratique une radiographie des poumons, et parfois aussi un électrocardiogramme.
Quels sont les traitements ?Lors d’un premier pneumothorax de faible intensité, le traitement consiste en un simple repos au lit pour que l’air entre les deux feuillets de la plèvre se résorbe spontanément, le poumon reprenant sa place habituelle en une à deux semaines. Parfois, le repos n’est pas suffisant et il devient nécessaire d’intervenir chirurgicalement pour évacuer l’air. Le chirurgien va aspirer l’air grâce à une aiguille ou un drain.
S’il s’agit d’une récidive et pour éviter que cela ne se reproduise, le chirurgien va accoler les deux plèvres, empêchant ainsi tout décollement futur. Cette opération, appelée symphyse pleurale, est pratiquée en injectant un produit sclérosant entre les deux feuillets.
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