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A 50 ans, un homme sur deux perd ses cheveux. La calvitie est liée à l'influence des hormones mâles et à l'hérédité. Photo © Getty Images
Même si les crânes rasés sont à la mode, la calvitie n'est pas toujours bien vécue surtout lorsqu'elle est précoce.

Pour certains, perdre ses cheveux, c'est perdre un peu de sa virilité. Pour d'autres, c'est aussi un signe de vieillesse, ou encore de mauvaise santé…

Pourtant, c'est un phénomène courant. A 30 ans, environ un homme sur trois perd ses cheveux, et à 50 ans, ils sont un sur deux.

La calvitie touche aussi les femmes

Et les femmes sont elles aussi concernées. A 50 ans, 35 à 45% des femmes perdent leurs cheveux, soit presque autant que les hommes. En fait, si on le voit moins c'est parce que les femmes, plus que les hommes, savent comment camoufler leurs pertes de cheveux. Par ailleurs, à la différence de la chute des cheveux masculine qui est très localisée, la calvitie féminine est beaucoup plus diffuse, donc moins visible.

Une affaire d'hormones et d'hérédité

Si vos cheveux tombent sans repousser, il s'agit peut-être d'une alopécie androgénétique ou calvitie. Elle est liée à deux phénomènes :

» L'hérédité : si vous avez des parents ou des grands parents chauves, vous avez plus de risque de perdre vos cheveux. En fait, plusieurs gènes interviennent dans la chute des cheveux.

» Les hormones : les racines des cheveux sont sensibles aux hormones masculines (androgènes).

Ainsi, sous l'influence d'une susceptibilité génétique, ces hormones masculines se fixent davantage sur les racines des cheveux via un récepteur et accélèrent le rythme de renouvellement des cheveux. Petit à petit, les cheveux qui poussent deviennent plus fins et plus courts jusqu'à former un duvet. Puis, le nombre de cycles pilaires étant limité, le capital total s'épuise, les cheveux ne poussent plus.

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L'alopécie évolue selon 3 stades, différents chez les hommes et chez les femmes. © L'Internaute

» Chez les hommes, ces récepteurs aux hormones sont localisés sur les tempes, le front, et le haut du crâne. En revanche, la couronne postérieure au dessus de la nuque est toujours préservée.

» Quant aux femmes, elles aussi sont sensibles aux hormones masculines puisqu'elles en possèdent naturellement. Par contre, leurs récepteurs hormonaux ne sont pas aussi localisés que ceux des hommes. Aussi, le dégarnissement est plus diffus, généralement sur le sommet du crâne.

En outre, les formes d'alopécies féminines peuvent avoir différentes origines. Une chute de cheveux peut traduire par exemple un dérèglement hormonal (hyperandrogénie) si elle est accompagnée d'une forte pilosité, de troubles des règles ou d'une acné tardive. Elle peut aussi être aiguë suite à des changements hormonaux (début ou arrêt d'une contraception orale, après grossesse, ménopause, traitement progestatif). Quoi qu'il en soit, seul un dermatologue peut établir s'il s'agit ou non d'une alopécie et quelle en est la cause.

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