Dans certains cas, une greffe de poumons peut être envisagée. Si elle ne guérit pas la maladie, la greffe améliore considérablement la vie des patients. Hélas, cette opération est tributaire du très faible nombre de donneurs.
Insuffisance respiratoire, résistance aux antibiotiques, risques de complications menaçantes, altération de la qualité de vie : les critères d'indication à la greffe sont nombreux.
Aujourd'hui, plus de 100 patients y sont candidats et en 2006, 73 patients atteints de mucoviscidose ont bénéficié d'une transplantation pulmonaire. Par contre, le nombre de personnes décédées sur liste d'attente de transplantation pulmonaire a augmenté de 23% entre 2005 et 2006 : 30 décès en 2006, dont 16 enfants atteints de mucoviscidose.
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Une greffe du foie peut être envisagée si l'évolution de la maladie entraîne des dysfonctionnements sérieux du foie.
Photo © Getty Images
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Il y a maintenant presque 20 ans qu'eut lieu la première greffe cardio-pulmonaire en France sur un enfant atteint de mucoviscidose. Pourquoi une greffe cardio-pulmonaire ? Parce qu'au départ, l'intervention chirurgicale comprenait la greffe du bloc cur-poumons, les techniques n'étant pas assez au point à l'époque pour pouvoir greffer uniquement le poumon. Depuis 1995, c'est possible et il est également envisageable pour le chirurgien d'adapter la taille du greffon selon les caractéristiques du receveur.
Préparer psychologiquement et physiquement à la greffe
Les considérations médicales sont évidemment primordiales pour le bon déroulement de l'opération, mais la composante psychologique ne l'est pas moins. Il est fondamental que le receveur et sa famille soient préparés psychologiquement à la greffe. D'autre part, la transplantation doit être préparée sur un plan strictement physiologique : nutrition, soins, etc. La greffe ne doit pas être considérée comme une solution en urgence, mais bien comme un moyen thérapeutique sur les moyen et long termes.
Après la greffe, il est évidemment nécessaire et vital que se fasse un suivi médical et psychologique pour s'assurer de la bonne évolution des choses.
Les poumons ne sont pas les seuls organes à subir de plein fouet les ravages de la maladie : foie et pancréas sont également gravement touchés. Si la greffe pancréatique n'est pas encore d'actualité, la transplantation du foie est, elle, tout à fait envisageable en cas de dégradation importante du fonctionnement hépatique.