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Temoin d une rupture d anévrisme

 Temoin d'une rupture d'anévrisme  

Thierry , Bordeaux le 09 avril 2008

Pourquoi redoutez-vous une rupture d’anévrisme ? Comment gérez-vous cette peur au quotidien ?

Je redoute avant tout un mélange de diagnostic devant les symptômes: vomissements, maux de tête, raidissement des membres.

Avez-vous subi des examens pour vérifier la présence ou non d’anévrismes dans votre organisme ? Lesquels et dans quelles circonstances ?

Non.

Quelqu’un dans votre entourage a-t-il déjà été frappé par une rupture d’anévrisme ? Si oui, que s’est-il passé ?

Oui mon épouse et devant ces symptômes j'ai dû appeler les urgences, sans savoir ce que pouvait être une rupture d'anévrisme... Cela a commencé par une grosse douleur sur le côté droit de la tête, côté tempe, suivie d'un raidissement d'un membre inférieur droit, avec des nausées et un regard qui se voile... Tous ces symptômes ont été dits par téléphone au 15... Qui m'a envoyé un SOS médecin. Qui lui a administré une piqûre anti-migraine en précisant bien que si les maux ne se calmaient pas dans les 2h il fallait appeler les urgences afin d'envoyer une ambulance pour la neurochirurgie... Chose que j'ai faite apres 1h. Il m'ont envoyé une ambulance privée qui s'est mise en rapport avec le 15 et a ensuite aiguillé mon épouse vers un hôpital spécialiste de symptômes viraux... Tout cela a mis environ 10h avant d'orienter ma femme en neurochirurgie. Après diagnostic IRM: hémorragie céphalée méningée suite à une ruptue d'anévrisme de 7mm. Embolisation dans l'urgence. 12 jours de soins intensifs... Aucun handicap psychomoteur... Mais à 31ans, dur dur psychologiquement parlant de se retrouver avec 6 pistons en platine dans le cerveau.
  • Geneviéve

    Mon fils a fait une rupture d'anévrisme le 2 Aout 2009 il avait 47 ans. Aujourd'hui il vit mais paralysé des pieds à la tete. Il est conscient, mais je ne supporte plus de le voir ainsi. Il est à Avallon a 130 km de chez nous. Je l'ai vu cet après midi, il souffre et il pleur quand je suis là, je suis impuissante, je voudrais tant qu'il revienne comme avant, je suis désespérée... Que faire ? Aidez moi. Geneviève.
  • Corinne

    Bonsoir,
    Ma soeur est décédée à 44 ans d'une rupture d'anévrisme cérébral. C'est très récent et je n'arrive pas encore à réaliser ce qui s'est réellement passé, ma famille est aussi sous le choc. Mes parents l'on vu le jour même et moi 4 jours avant, sans aucun symptôme, elle se disait en pleine forme, ne s'est jamais plainte de douleurs ni rien. Elle consultait le médecin dès qu'elle avait un rhume, n'aimait pas laisser traîner plusieurs jours. Elle n'a même pas eu le temps d'appeler du secours, car elle vivait seule. Elle adorait la vie et sa famille. Elle n'était pas malade, ne fumait pas, ne buvait pas, pas obèse, pas d'hypertension ni cholestérol, une vie saine et équilibrée. Nous ne comprenons pas qu'elle soit partie si vite, sans qu'on se rende compte de rien. Nous sommes impuissants face à cette maladie qui peut découler aussi d'une malformation congénitale sans s'en apercevoir tant qu'il n'y a pas de symptôme. Pour ma soeur, on ne saura jamais la cause de sa rupture d'anévrisme et on cherchera toute notre vie une réponse.
  • Emilie

    Bonjour, le 19 mars 2005, Stéphanie la fille de ma gardienne alors que j'avais 10 ans est décédée d'une rupture d'anévrisme. Elle avait 20 ans. 20 ans, une jolie jeune fille blonde, célibataire, qui étudiait les sciences, promise à un bel avenir, et la mort l'a emporté. Je ne fais pas partie de sa famille, elle s'occupait simplement de moi quand sa mère me gardait, mais elle me manque tout autant. Peut être dû à mon jeune âge lorsque c'est arrivé. Qu'elle repose en paix ainsi que toutes les autres victimes de rupture d'anévrisme.

    .
  • Michelle

    J ai perdu mon mari le 20 decembre2009 un dimanche matin vers 9h, il avait tres bien dormi comme un roi a t il dit, nous parlions tranquillement, brusquement un grand silence ; il etait parti, le samu a parle de rupture d anevrisme, aucun signe precurseur, rien, je ne peux pas me remettre de ce brusque depart, je n ai toujours rien compris, il n etait pas malade !
  • Amelia

    Je tiens à raconter mon histoire pour soutenir et donner de
    l'espoir a tous !
    Voilà maintenant 1 mois que mon compagnon à fait sa rupture
    d'anevrisme . Cela à été éprouvant pour moi d'autant plus que je suis une infirmière et que je n'ai rien pu faire pour lui ce jour là en pleine rue. J'ai tout de suite su ce qu'il ce passait, et compris la gravité de son coma. Ca été très rapide. En début d'après-midi il s'est plaint de maux de tête et là il s'est mit à convulser et puis plus rien le coma ! J'ai juste pu appeler les secours et de la tout à été très vite. Transporter en hélicoptère aux hôpitaux de Paris et là annonce du diagnostique par le neurochirurgien: hémorragie méningée lié a une rupture d'anévrisme, pronostic vital engagé. En tant que infirmière cela raisonne dans votre tête. On comprend tout de suite ce qu'il ce passe et les suites que cela peu prendre avec toutes ces complications... On ce dit que à 25 ans c'est impossible cela de ne peux pas arriver à l'amour de sa vie. Il est trop jeune pour mourir. Les heures défiles les jours défiles et là il ouvre les yeux... Il s'est donc réveilé après deux jour de coma.
    Aujourd'hui cela fais un mois que cette rupture c'est faite, tout les jours était une victoire, à chaque visite il y avait des nouvelles positives, il parle de mieux en mieux, il bouge, il a beaucoup moins de trou de mémoire il se lève et marche... Il arrive même à râler.. L'hospitalisation est enfin terminé il à entièrement récupérer sans séquelles... La fatigue et les maux de têtes sont encore
    présents mais tout va bien. Je peux enfin souffler. Mes prières ainsi que celles de mes proches on été entendu.
    Je tiens à remercier ce forum car il m'a beaucoup apporté
    mais également toucher
  • Veronique

    Bonjour
    je viens de lire tous ces messages sur les anévrismes. Je dois être opérée en sept 2010 car j'ai un anévrisme de 7mm qui risque de se rompre à tout moment. J'ai une peur bleue, j'ai quand même trois enfants et je vis au jour le jour. Je suis anéantie de peur de m'endormir et de pas me réveiller. Peur de l'operation aussi. Mon moral en prend un sacré coup malgré que je sois bien entourée. Le plus dur c'est que j'ai été hospitalisée en neurochirurgie une semaine et ils m'ont laissé sortir moi qui pensais être operée. Seulement manque de place dans les blocs opératoires, va falloir que je patiente en espérant que d'ici septembre je n'ai pas subi une rupture vu que mon cas est considéré comme très grave par le neurochirurgien. Je ne suis pas du tout rassurée
  • Elodie

    Elle s'est réveillée 3 jours plus tard sans aucune séquelle, c'est incroyable !
  • Elodie

    9h je suis à mon bureau comme tous les matins en semaine, ma collègue arrive et s'agace sur le téléphone car elle n'arrive pas à joindre mon autre collègue Anne qui habituellement passe la prendre pour aller au travail. Ce n'est pas habituel, elle prévient toujours habituellement... Je lui suggére alors d'appeler son fils ado, elle l'a au téléphone: "elle est où ta maman ? " "elle dors par terre ! " Ni une ni 2 je prends ma collègue avec moi et nous nous dirigeons chez elle, ma collègue est en panique et moi je reste zen et essaye de la calmer.
    Nous arrivons enfin chez elle, ses 2 enfants nous ouvrent la porte, lui 11 ans attend pour que maman l'emmène à l'école, elle 3 ans discute avec sa mère allongée par terre et lui propose son goûter... Nous précipitons vers Anne dans le salon, allongée par terre pleine de vomie. "Anne tu m'entends ? " "huuu" répond-elle "Anne si tu m'entends serre-moi la main" aucune pression sur ma main. Anne est là allongée moitié somnolente, baragouinant des onnomatopés et parfois disant "mal à la tête". Elle comme ça depuis minuit, son fils s'était levé dans la nuit mais sa mère lui a dit d'aller se coucher et qu'elle aussi allait le faire. Je prends le téléphone toujours calme et compose le 18 (mon père ayant été victime d'une crise cardiaque m'a dit de ne jamais appeler d'autres secours que les pompiers car les autres sont pas assez réactifs). Je décris la situation aux pompiers, j'ai une femme de 35 ans allongée par terre à moitié dans les vaps qui répond une fois sur 2 à mes questions, donc elle est consciente me répondent-ils et la j'arrive direct sur un nouvel interlocuteur un généraliste pour diagnostiquer je redécris la situation j'indique l'adresse, il envoi une ambulance qui arrive minimum 3/4 d'heure plus tard. Pendant ce temps là ma collègue s'occupait de Anne, la stimulait pour qu'elle parle et ne perde pas conscience. Moi je m'occupais des enfants pour les rassurer. L'ambulance arrive, ils prennent sa tension, ils l'assoient, lui changent son pull trempé avec mon aide, lui posent des questions, une dizaine. Elle a répondu à toutes. Je demande ce qu'en pensent les ambulancier, le prognostic vital n'est pas engagé. Me voilà rassurée un peu de repos, elle sera sur pied, je rassure ses 2 bouts de chou et les gardent le temps que leur oncle arrive. Pendant ce temps ma collègue reste près d'Anne.
    Je retourne travailler, rassure toute l'entreprise, elle va s'en remettre !
    Fin de matinée, ma collègue revient du chu, c'est un avc, on n'est pas sûr qu'elle s'en sorte, ils l'ont plongé dans un coma artificiel. Elle a finalement fait une rupture d'anévrisme, ils lui ont posé des pinces si j'ai bien compris pour stopper l'hémorragie et opérer pour enlever le sang. Ils ont pas pu tout enlever et ont vu un hématome qu'ils espèrent qu'il va se résorber tout seul. Cela fait aujourd'hui 2 jours complets, son état reste stable. Les prochains jours seront décisifs parait-il... Mais j'y comprends rien, ça veut dire quoi tout ça, va-t-elle s'en sortir ? Aura-t-elle des séquelles ? J'ai fait des recherches, il parait qu'il y a plusieurs niveaux, quel est le sien, est-ce le plus grave ? Le moins grave ? A quoi c'est du ? Elle est fumeuse, à la cigarette ? Risque-t-elle de rester indéfiniment sous coma artificiel ? Les médecins veulent rien dire car je ne suis pas de la famille. J'ose pas les déranger et ma collègue qui les côtoie me donne les infos mais j'y comprends rien moi. Et je n'en dors plus, je fais des cauchemars, j'ai peur des ombres, du noir, d'être seule, à chaque fois que je ferme les yeux je la revois les yeux dilatés comme un animal mourant entourée de son vomi avec ses 2 petits bouts qui croyaient qu'elle dormait par terre... Ce qui rend la chose plus dure encore c'est que plus qu'une collègue c'était une copine, une amie même, je suis choquée, en colère. Je culpabilise, je suis triste, impuissante, éloignée d'elle et traumatisée par son malaise. Mais en même temps, je me dis que si elle s'en sort, je n'aurais pas été dans cet état pour rien !
    Alors aujourd'hui Anne je prie pour toi, réveille-toi en pleine santé !
  • Cathy

    Mon mari a eu une rupture d'anévrisme au mois d'octobre 2009. En pleine nuit il s'est réveillé avec un mal de tête, la nuque qui se paralysait, et se vidait des deux cotés. Conduit au urgence il a été mis sous calmant, le lendemain j'ai appris par téléphone le verdict, transporté sur Lille, il a été opéré le samedi matin. Il a passé 1 mois en réanimation, il est toujours resté conscient. Aujourd'hui, il ne se souvient pas de cette période, il a des pertes de mémoires. Mais le plus dur c'est qu'il est fort fatigué, lui qui était si actif, le moindre effort le fatigue énormément. Les médecins me dise que c'est normal, il en a pour un an minimum, avant de reprendre le travail. Nous avons eu très peur car si je ne l'avais pas conduit aux urgences il serait mort, nous avons 4 enfants. Nous vivons au jour le jour j'ai bon espoir avec le temps
  • Virginie

    Il y a 10 mois j'ai été victime d'une rupture d'anévrisme, d'après les médecins je suis une chanceuse je n'ai pas de séquelles. Pour moi si, j'ai des problèmes de mémoires et de concentration surtout le soir quand mon disque dur est plein, j'ai beaucoup de mal à faire les devoirs de mes enfants, à rédiger un courrier ou à lire et même à conduire et j'aurais tendance à paniquer au moindre surmenage, ça ne me ressemble pas tout cela. Je suis actuellement au chômage, je cherchais avant ma rupture dans la logistique et le transport mais maintenant je ne sais pas si je pourrais assumer un tel emploi. Suite à cette "putain" de rupture j'ai perdu toute confiance en moi, je ne suis plus bonne à rien, ce sont mes enfants et mon mari qui me rassurent sur mon état et mes progrès réalisés. Mais pour d'autres personnes, je suis une fainéante et je me complais dans mon malheur. Je me pose beaucoup de questions sur moi même car suite à tout cela je ne suis plus la même femme active et organisée d'avant. Dites moi si cela est normal
  • Emmanuelle

    Bonjour, le 18 janvier dernier, ma belle-soeur (qui est pour moi bien plus que ça) est décédée d'une rupture d'anévrisme au cerveau qui a également provoqué un arrêt cardiaque, le tout d'une telle violence que ça ne lui aura laissé aucune chance. La prise en charge par le personnel médical a été bonne pourtant... Et les gestes de premiers secours ont été donnés par son ami qui avait le samu au téléphone. La disparition brutale d'un être cher nous laisse tout seul, complètement désemparé et j'avoue ne pas bien me rendre compte de ce décès même après l'avoir vue et avoir assisté aux funérailles... Je pense que vous comprendrez mon sentiment d'impuissance et le désarroi qui s'empare des proches dans ces moments-là. Angèle avait 37 ans et était pleine d'amour et de vie...
    Emmanuelle
  • Salvador

    Bonjour,
    J'ai moi-même été victime d'une rupture d'anévrisme temporal droit. Mon docteur avait diagnostiqué une migraine. Aspirine 3 jours, soigné chez moi puis hospitalisation. Il était temps qu'il se décide. Scanner, IRM. Diagnostic: rupture d'anévrisme. Transporté en hélicoptère direction Dijon. Je n'ai jamais perdu connaissance. Opéré le lendemain, clipage ouvert au niveau de la tempe. 10 jours hospitalisé, bonne récupération. On etait le 20 08 06. Le seul problème: j'ai fait 1 an après une crise d'épilepsie puis 1 autre 6 mois après. Depuis 1 an, je touche du bois mais plus rien. On me diminue le traitement tout doucement. Il faut reconnaître que ce n'est pas facile a vivre par la suite. En plus je suis anxieux de nature. La question que je me pose: est-ce qu'il faut vivre comme avant ? Je n'ai pas vraiment la réponse. Si quelqu'un la connaît qu'il me la donne car il faut bien l'admettre j'aime bien faire la fête (j'ai 49 ans). Merci pour les réponses. PS: je suis depuis beaucoup plus speed
  • Denise

    Lundi 12 août 2006 18 heures je vais au studio d'entraînement comme à mon habitude mais au moment de commencer j'ai l'impression que l'on me verse de l'eau glacée dans le côté droit du corps et là je réalise que mon côté est paralysé. Je ne sais pas si c'est une rupture d'anévrisme ou un AVC mais je sais que c'est sérieux. La jeune employée appelle l'ambulance et rapidement je suis emportée à l'hôpital. Le médecin pense à un empoisonnement alimentaire mais après plusieurs pertes de conscience, il me fait passer un scanner, le verdict rupture d'anévrisme stade 3 on me plonge alors dans un coma artificiel. 4 heures am on me transporte en avion à Montréal mais le médecin est débordé, je ne suis opérée que le mercredi matin, mon état est passé au début du stade 4. Après 12 heures sur la table d'opération le médecin averti mon conjoint qu'il craint pour ma vie et ne lui laisse pas de fausse joie sur mon avenir. Mais le destin est avec moi et je récupère très vite, le médecin me surnomme son miracle au lieu des 3 à 5 mois d'hospitalisation prévus et de la récupération dans un centre spécialisé je suis sorti au bout de 22 jours et toutes mes facultés se sont remises en place lentement, presque normal sauf au niveau de la mémoire à court terme et la difficulté avec le vocabulaire qui malgré 3 ans me donne encore des difficulté. Merci la vie et merci à nos bons médecins
  • Valerie

    Je viens de perdre ma soeur d'une rupture d'anevrisme il y a un mois et j'ai du mal
  • Betty

    J'ai fais 3 ruptures d'anévrismes avril 2008, ma première rupture s'est fait au boulot, maux de tête très très violent, je ne peux pas l'expliquer, la nuque s'est raidie, le dos bloqué aussi, ça a duré a peu près une heure, rebelottte une semaine après, mon médecin pensait que c'était une migraine, sachant que je ne suis pas migraineuse, ni maux de tête d'ailleurs, et c'est à la 3ème rupture que ma soeur m'a emmené à l'hôpital et ils ont vu que c'était des ruptures, je m'en suis même pas rendu compte, j'étais trop fatiguée depuis un certain temps, je ne mangeais plus, si je buvais je vomissais, je voulais que dormir et ne plus avoir mal, pourtant j'ai 2 enfants, 12 ans et 18 ans. Par contre j'ai eu de la chance, au niveau de l'aine on m'a fait passer des spirales, j'ai fais 2 semaines en soins intensifs, mauvais souvenir d'ailleurs, on vous réveille toute les 2 heures, enfin au bout de 3 semaines je suis sortie de l'hôpital, j'ai retravaillais au bout de 6 mois mais en mi temps thérapeutique, maintenant ça va mieux, je n'ai plus de souci niveau parole, je ne mélange plus mes mots, enfin ou presque pas, mais bon il m'arrive d'être bizarre dans ma tête, une sensation étrange, quoi qu'il en soit j'ai fait 3 ruptures et je suis encore là, j'ai toujours du mal quand les professeurs à l'hôpital me disaient que je ne devrait plus être là, avec du recul, il m'a fallu 1 an pour m'en rendre compte, désolé pour les fautes, et j'ai encore du mal à m'exprimer, en tout cas si vous avez subi la même chose, n'hésitez pas à me contacter
  • Najet

    Quelle courage. Chapeau, vous étiez présent du début jusqu'à la fin. C'était presque une chance d'avoir été là avec lui. Que dieu est son Âme. Je dis ça parce que mon grand frère est mort d'une soi-disant rupture d'anévrisme tout seul. Je ne saurais jamais s'il a souffert ou s'il est mort dans son sommeil car je l'ai retrouvé mort chez lui dans son lit et je ne saurai jamais depuis quand il était mort vraiment. Nous n'avions pas de nouvelles de lui depuis presque 4 jours. Ma mère était très inquiète et moi je pensais qu'il était parti pour un court séjour professionnel et il était injoignable. Après plusieurs appels téléphoniques de ces amis, je décide d'aller voir chez lui car ma mère avait un double de clés. Je force un peu la serrure sans savoir qu'il y avait une clé à l'intérieur et je pousse la porte d'entrée et je sens une odeur bizarre de renfermé et de moisi. De suite, je comprends qu'il y quelque chose de pas normal, je pousse ma mère vers le salon pour aller dans la chambre de mon frère et pour lui éviter ce cauchemar de voir son fils mort mais le pire est à venir. Je trouve mon frère dans le noir, recouvert de sa couverture en train de dormir, je le secoue pour le réveiller et il est froid, glacé. Je décide l'allumer la lumière et le choc, ma mère était derrière moi en train de hurler. Imaginez une mère pleurant son enfant, il était le cadet d'une famille de 8 enfants, il avait 47 ans et ne pouvait pas avoir d'enfant, il était en instance de divorce et surtout c'était notre grand frère à tous. Il adorait mes enfants, il en était gaga. C'était mon pilier. Cela va faire 2 ans le 25 avril qu'il n'est plus là et il me manque énormément et je me pose plein de questions à ce sujet : mort d'une rupture d'anévrisme ? Je n'arrive pas à faire le deuil car il me manque beaucoup de réponses à toutes mes questions
  • Montagne

    Bonjour, Tout a basculé un jeudi soir de décembre… Après 2 jours de maux de têtes pour lesquels on trouve toujours un raison (un petit coup de froid, trop de jeux vidéo…) Tout bascule ! 0h24 - Tranquillement dans le canapé à boire un thé, le bonsoir quotidien de l’être avec qui on partage sa vie et avec lequel on fait tout pleins de projets. 0h33 - Les maux de tête sont toujours là mais on ne s’inquiète pas, on se regarde comme deux personnes qui s’aiment. 0h34 - Un mal plus intense envahit sa tête. Il ne supporte plus la douleur. Nous ne comprenons pas ce qui arrive. La lumière est insupportable pour lui. On se met dans le noir. Sa nuque se raidit… Les douleurs sont intenses… Nous ne savons pas quoi faire. 0h55 - Les pompiers arrivent dans cette chambre plongée dans le noir. Le moindre mouvement le saisit de douleur. Les vomissements surgissent… Les pompiers effectuent un premier diagnostic.1h50 - Il est transporté à l’hôpital pour une intoxication alimentaire… Je me sens rassurée par le diagnostic mais le voir dans cet état me fait peur. 2h - Le corps médical nous accueille. Il est pris en charge immédiatement. Il est seul avec toutes ces blouses blanches autour de lui. On l’envoie au scanner pour un premier examen, l’attente du retour de l’être aimé est longue. Je le retrouve une heure après, toujours éveillé mais le diagnostic est posé: hémorragie méningée. Un nouveau transfert est mis en place immédiatement, destination: réanimation neurochirurgicale. 3h30 - Nous sommes accueillis dans un nouvel établissement. Il repart pour de nouveaux examens. Le bilan au vu des circonstances est plutôt optimiste. Le saignement a cessé, l’embolisation est programmée le lendemain en fin de matinée. 4h30 - Maintenant nous connaissons les enjeux, les 10 prochains jours seront les plus longs de ma vie. Avant de repartir, je m’approche de son lit. Il dort, il a l’air serein. Il aura juste le temps de me glisser à l’oreille: "Je t’aime." 7h - Retour à l’hôpital pour m’entretenir avec le neuro-radiologue pour avoir les explications concernant cette embolisation. Le résultat tombe. Il y a 30% de chances pour qu’il perde la mobilité du côté gauche, il évoque le caractère critique des 10 prochains jours. Tout peut basculer à n’importe quel moment. 17h - Les visites sont enfin autorisées, tout le monde s’équipe pour entrer dans cette zone. Moi, je patiente, il n’est toujours pas de retour. Une infirmière m’informe qu’il retourne au bloc. Pourquoi, que s’est-il passé ? Personne ne répond. Des proches viennent de le croiser emmené par 2 brancardiers. Il est très agité, tente de se redresser, dit quelques mots. Je ne l’aurai pas vu. Un médecin nous reçoit: ils ont pris la décision de poser une dérivation ventriculaire. 20h - Il revient enfin, il est sous anesthésie. Il a la tête bandée et a une assistance pour la respiration. Je reste l’heure autorisée par les services, il ne faut pas le fatiguer. J+1 - Il est dans un coma artificiel pour mettre au repos son organisme au maximum. Pas de complication depuis la pose de la dérivation. Je viens le voir aux visites autorisées: 15h30 – 17h / 19h30 – 21hJ+1/ 23h30 – Pour se détendre de ces 48 heures sans sommeil, je prends la décision de m’alimenter. Pas le temps finir mon plat. Le téléphone retentit, le médecin de garde me demande de venir au plus vite.23h55 – Je suis présente à l’hôpital, on me laisse entrer sans masque, le médecin m’informe que ses fonctions vitales sont touchées, il ne passera certainement pas la nuit. Les machines bipent en permanence, un médecin scrute les écrans, lui injecte différentes choses dans son sang. 3h - On me demande de partir sous prétexte que je ne peux pas rester toute la nuit ici. Et si c’était sa dernière nuit ? J+2 / 15h30 – Pas d’évolution depuis la veille. Son tronc cérébral est très faiblement alimenté. Les médecins m’informent qu’il n’aura pas une "vie normale" Mais qu’est-ce qu’une "vie normale" ? Dans ces cas-là, la "normalité", on se demande ce que c’est. Ça y est les mots sont posés: soit il meurt soit il sera "légume" avec un état conscient ou pas, on ne sait pas. Chirurgicalement, il n’y a rien à faire. Il faut juste attendre. Son cœur est solide, ses reins fonctionnent, ses poumons respirent. Ça peut prendre des heures ou des semaines avant que son organisme ne se fatigue. 19h30 - Je retourne auprès de lui. Seul moment de la journée où je suis sereine. Les machines s’affolent mais il est beau. Il dort. Il ne souffre pas. Je passe des heures à lui caresser les mains, le visage, les jambes, à lui parler. Je me sens si bien près de lui. J+3 - On commence à envisager la mort. On la voit comme quelque chose de préférable pour lui, même si au fond de soi, notre côté égoïste voudrait qu’il reste près de nous. J+4 - Pas d’évolution, toute médicamentation est supprimée. On veut voir si le coma est artificiel ou non. S’il ne l’est pas, il faut envisager encore le pire. J+5 - Il est dans le coma, les signes d’amélioration sont impossibles. J+6 - Nous envisageons le Don d’organes. C’était un de ses choix. J+7 - Je passe toujours mes heures de visite à ses côtés. On tolère que je ne respecte pas les horaires. Je profite de ces derniers instants avec lui. Je prie pour que cette nuit soit la dernière. Je veux qu’il parte. Pourquoi met-il autant de temps alors qu’il n’y a plus d’espoir ? Je ne comprends pas. Ma souffrance est énorme. Je déteste cette vie. Je ne comprends pas pourquoi on me retire l’homme que j’aime. J+8 - Nous décidons de donner ses organes mais pour cela, il faut que la "mort cérébrale" soit déclarée. Un électro-encéphalogramme est programmé. Celui-ci est négatif. Il y a toujours des signes d’activité cérébrale. Je continue à lui parler, à le toucher. Je lui chatouille les pieds. Sa jambe bouge. Je fonce voir le médecin de garde qui brise tout mes espoirs. Ce ne sont que des reflex. Pourtant je penserai toujours qu’il aura réagi à moi. Pas de changement, nous attendons un nouvel électro-encéphalogramme pour voir si son cerveau est mort. Ils ont tellement injecté de produit que les résultats ne sont pas interprétables. J+9 - L’électro-encéphalogramme est plat. Il est en mort cérébrale. Tout le corps médical s’active autour de lui pour mettre en place le transfert vers un hôpital pouvant prélever ses organes. Ma dernière visite dans cet hôpital. Il est recouvert d’une couverture chauffante. Sa température chute. Ce sont les effets des anomalies que subit le tronc cérébral. Aux alentours de 14h, le service ambulancier l’emmène. Dans le couloir qui le conduit jusqu’au véhicule, les pleurs, les cris, les hurlements sont présents. Tout le monde laisse évacuer sa souffrance. J+9 // 22h – Je me présente une dernière fois à l’hôpital. Ce nouveau service s’appelle "la salle de réveil", amusant, quand on sait qu’il ne se réveillera plus jamais. L’heure de sa mort n’est toujours pas déclarée. Il faut attendre le second électro-encéphalogramme pour la déclarer. Ce sont les joies de l’administration française. Cette lourdeur fait souffrir les familles. Je m’approche de lui pour la dernière fois, il n’a plus sa couverture, son rythme cardiaque est régulier, sa pression artérielle aussi. Il est toujours aussi beau, très peu amaigri, un beau teint de peau et une respiration rythmée par la machine. Je resterai avec lui jusqu’au dernier instant. 23h40 - Sa mort est déclarée. Je l’embrasse pour la dernière fois. Je pose ma main sur son cœur pour sentir les battements. J+10 - Ses organes ont été prélevés. Reins, foie, cœur. Il pourra peut être sauver 4 vies. Une vie se détruit pour certains, pour d’autres elle reprend, pour moi, elle doit continuer
  • Marielle

    Bonjour, J'ai été victime d'une rupture d'anévrisme début octobre 2008 avec en plus les complications post-op (artère qui spasme), en tout 1 mois d'hospitalisation. J'en sors "indemne" si je puis dire. Physiquement, pas de séquelle. Quelle chance. Je n'ai pas repris mon activité professionnelle, suis vite fatiguée et ralentie à l'extérieur. Intérieurement, j'ai l'impression que mon coeur s'emballe et je dois stopper toute activité. J'aimerais savoir si vous avez eu ce ressenti ? D'avance merci
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