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Pendant plusieurs mois ou années, vous avez broyé du noir au point de vous demander ce que vous faisiez sur terre. Aujourd'hui, vous allez mieux vous avez retrouvé l'envie de vivre. Racontez-nous comment vous êtes sorti de la dépression.

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Toucher le fond...

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Tony le 08 octobre 2008

Combien de temps a duré votre dépression ? Avait-elle une raison particulière et, si oui, laquelle ?

Je travaillais trop... Quand on est informaticien, on reste assis devant un écran, pendant des heures: cela semble bien inoffensif... Pourtant, cela peut vous épuiser. Surtout quand on est perfectionniste et qu'on n'a pas peur de faire plus et plus compliqué par rapport à ses capacités. Et aussi parce qu'on doit ramener plus d'argent à la maison... J'ai travaillé plus de 10h par jour pendant 15 ans. Mon épouse ne comprenait pas que ce travail me fatigue, m'épuise... Elle n'arrivait pas à se représenter la charge mentale nécessaire pour écrire du code dans un projet complexe. À force, et avec un projet qui tournait mal, je ne pensais plus qu'à mon travail. J'avais d'abord beaucoup de mal à m'endormir. Puis j'ai eu des insomnies: nuit blanche complète sans dormir. Une nuit, deux nuits... Et même 3 nuits et 4 jours sans dormir, tout en continuant à "travailler". Enfin, en essayant de continuer à travailler, la même tâche demandant deux fois plus de temps. Avec la concentration et la mémoire qui s'étiolent, avec le cerveau qui ne comprend plus que les choses simples. On est un vrai zombi, irritable, tyrannique, colérique, asocial, méchant pour ses proches que l'on aime pourtant. On fait des choses bizarres. Et puis, on a peur de ne plus pouvoir continuer. On a peur de perdre son travail, on angoisse, on cherche à camoufler. Avec en plus des acouphènes très importants qui arrivent, à cause d'un traumatisme auditif mais aussi suite à l'état de stress de mon cerveau. 3 ans au fond. 5 ans à remonter doucement. Et on ne sait même pas mettre un nom sur ce qu'on a. D'ailleurs on est même incapable d'imaginer que cela puisse être une vraie maladie, qui modifie le fonctionnement de son cerveau. On croit s'en sortir tout seul. Et personne ne comprend et ne met les mots sur ce qui se passe: "burn-out" et puis dépression.
Même vos enfants s'éloignent de vous, parce qu'ils ne voient pas qu'on est malade.

Quelles solutions avez-vous trouvé pour aller mieux ? Racontez le cheminement.

Je remontais doucement. Il aurait bien fallu encore 5 ans pour que je redevienne à peu près normal. Mais c'est même pas sûr. Mon épouse m'a sauvé, malgré elle. Elle est tombée très gravement malade, brutalement, et est morte au bout de 5 mois. De devoir travailler beaucoup moins, de m'occuper d'elle tous les jours, de voir la maladie et la mort l'emporter, cela m'a d'abord fait plonger plus profond. Avant de remonter, après 8 mois de deuil à pleurer tous les jours, à voir pour de bon la réalité de notre court passage sur Terre. L'amour aussi. Retrouver par hasard quelqu'une que j'avais aimée il y a très longtemps et l'aimer de nouveau. Ou, peut-être, voir inconsciemment en elle une bouée de sauvetage pour reformer un couple, retrouver une compagne et la vie "normale" que j'avais avant.
Mais elle ne m'aimait plus. Et mes efforts, inutiles et exubérants, pour la convaincre m'ont donné un but, quelque chose qui me tirait en avant, hors des dernières ténèbres. L'amour transforme le fonctionnement chimique du cerveau! Et puis, j'ai appris de magnifiques poèmes pour me prouver que ma mémoire revenait (des poèmes d'amour, bien sûr!), puis j'ai chanté ces poèmes, puis j'ai pris des cours de chant. Car avant, j'avais tant de mal à mémoriser... Et puis me remettre à lire, des livres qui poussent à se questionner sur la vie, un peu de philosophie. Et puis faire de longues balades en montagne, à m'épuiser et à me vider le cerveau en devant à chaque pas poser précisément mon pied pour ne pas tomber sur des chemins difficiles. Et puis, j'ai vu un psychiatre. D'abord un premier, avec lequel je ne faisais que pleurer sur la mort de mon épouse et ma tristesse de me retrouver seul, avec la vision d'un avenir amputé de ma vie d'époux: vieillir et mourir seul. Puis une autre, avec laquelle j'ai pu fouiller et brasser mes souvenirs et restructurer peu à peu ma pensée, par la parole. Une demi-heure par semaine, à voir et analyser ce que je vois et comment je le vois et je le vis. Il y a du chemin à faire encore...

Aujourd'hui, comment vous sentez-vous ? Diriez-vous qu'avoir traversé une dépression vous a rendu plus fort ?

Je vais mieux. Bien mieux. J'ai enfin compris que j'avais été victime d'une dépression en répondant au test fourni avec la campagne d'information sur la dépression: mes symptômes étaient bien ceux d'une dépression. Je travaille moins, et mieux. Mais je n'ai plus la même capacité à comprendre vite et à faire vite. Et, sous l'effet d'une plus grande charge de travail, la fatigue mentale revient vite et me force à lever le pied. J'ai plein de temps maintenant pour quelques activités pour lesquelles j'ai du plaisir: le chant, les balades en montagne.
Mon "athéisme tranquille" s'est transformé en un "athéisme pratiquant", révolté contre les mensonges et les conneries de la religion: être contre quelque chose, cela aide. Et la raison m'a amené à accepter complètement ma mortalité, et ma raison me hurle que les religions sont la racine de tant de maux.
Oui, maintenant je me sens un peu plus fort qu'avant. Mais c'est plus grâce à la pleine prise de conscience de ma mortalité, après avoir assisté jour après jour à la disparition de la conscience de mon épouse, à ses souffrances et à son agonie. Et puis aussi grâce à la lecture de livres qui poussent à se poser les bonnes questions sur le sens de sa vie. Et grâce à la beauté extraordinaire des poèmes d'amour d'Aragon et d'autres. Grâce à l'aide et à la gentillesse de quelques amis aussi. Mais pas grâce à ma famille ni à mes enfants, qui n'ont toujours pas compris ce qu'est une dépression et que j'en étais malade. Obnubilés par la personne insupportable que j'ai été et pour les mauvaises décisions que j'ai prises sous l'effet de mon changement de personnalité, ils se refusent à voir que j'ai changé, que je change. Pire, ils ne m'ont pas aidé, car ils ne comprennent pas ce qu'est une dépression et n'imaginent pas ce que cela peut faire comme mal, en transformant votre personnalité. J'espère que les dégâts que j'ai fait sur eux s'atténueront et j'espère qu'ils finiront par comprendre et pardonner le malade que j'étais, ou que je ne suis presque plus...
Les gens ne savent pas assez bien ce qu'est la dépression. La découvrir à ses débuts peut éviter des années de non-vie ou de mal-vie.

  • Andree

    Je ne sais pas si je suis autrement que les autres, pour moi qui ai fait 1 dépression "mélancolique "j'avais perdu 15kgs en 1 mois je ne dormais plus, je pleurais toute la journée sans raison, je n'arrivais pas à lire, ni à sortir, j'ai vu 1 psychiatre qui m'a fait faire 1 cure de sommeil d'1 mois par cachet, d'ailleurs j'ai toujours le même problème 30 ans après , je n'aime pas sortir, ni côtoyer d'autres personnes, je prends des AD et anxio depuis toutes ces années, et on ne peut pas dire que j'ai 1 moral "d'acier" ? D'ailleurs mon psy m'a dit que je devrais prendre ces médicaments à vie ?
  • Nicole

    Bonjour Tony,
    Votre lettre de 2008, que je ne lis que ce jour (c'est la 1ère fois que je viens sur ce site), me touche à vif.
    Je suis entrain de vivre la même chose, et n'en suis qu'au début. En 2008 j'ai voulu divorcé et depuis c'est l'enfer. En 2010 j'ai perdu un ami de coeur, je n'arrivais pas à en faire le deuil.
    Je viens de perdre mon travail ce 31 décembre (cessation de mon cabinet de pédicure), tant j'étais épuisée. Je n'arrivais plus à suivre les rdv, beaucoup de retard dans mon travail, moral à zéro. Conséquences : les patients ont fini par se lasser.
    Résultats aujourd'hui: sans emploi, sans logement (voici 10 mois que j'aurai dû quitter le domicile, cf ordonnance du juge, et je suis toujours dans les lieux ! ).
    Et ce qui me touche aussi beaucoup ds vos propos, c'est la solitude dans laquelle l'on se retrouve. Les amis, même plein de bonne volonté, s'éloignent, et surtout les enfants. Je ne supporte pas de les avoir "perdus".
    Comme beaucoup de mères de famille, je leur ai consacré tout mon temps, tout en essayant je gérer mon travail. Et aujourd'hui, ils ont tellement souffert de ce divorce qui n'en finit pas, qu'ils ont tout oublié, qu'ils me rejettent et me renient, ils m'en veulent beaucoup.
    Depuis un an je suis sous somnifères afin de pouvoir au moins dormir, et depuis 1 mois sous anxiolytiques tant la peur de ce qui m'attend m'angoisse.
    Votre lettre, ainsi que les témoignages ci-dessous, me touchent beaucoup et me font pleurer, car cet état de "dépression", on ne peut le comprendre réellement que si on l'a vécu. Cet "auto-centrage", cette désespérance, cet isolement.
    De part nature, et donc de par mon métier, je suis très altruiste, très empathique. Et mes patient(e)s, me le rendaient bien. Une grande empathie existaient entre nous, et nous avons pleuré quand je leur ai annoncé mon arrêt. Depuis ce 31/12/10, je suis passée de journées où je voyais des gens toute le journée, à des journées où je ne vois plus personne.
    Quant aux psy (chologues ou chiatres), j'en ai vu et en vois encore. Mais la seule solution qu'ils voient pour moi est que j'arrive à me tourner vers l'avenir ! Et comment faire, quand on a tout perdu, ses enfants (ils sont pourtant grands), son travail (donc pas de logement), sa vie relationnelle ?
    Ce qui m'a touché aussi dans votre lettre, c'est que vous parlez de ballades en montagne pour vous ressourcer. J'aime moi-même la randonnée, j'y suis allée seule en 2009. Même si ce n'était pas raisonnable, j'ai voulu le faire, car n'ayant personne pour m'accompagner, je n'aurais jamais rien fait. J'ai au moins ce sont beaux souvenirs dans la tête. Et hier soir en regardant mes photos de montagne sur l'ordi, cela m'a ressourcé un peu. Je me dis : rappelle-toi ce que tu as été capable de faire toute seule, sans personne devant, à côté, ou derrière toi pour te faire avancer. Alors aujourd'hui il faut faire la même chose, pour te sortir d'affaire.
    J'ignore si vous lirez ma réponse, car depuis 2 ans, j'espère que vous êtes arrivé à de nouveau sourire à la vie. Il y a 15 jours, dans une asso à laquelle je fais partie, un psychologue venant me souhaiter une bonne année, je lui ai dit: "tout baigne, ceci, celà , etc... " Il m'a regardé surpris en me disant "et tout cela avec le sourire ! ". Je lui ai répondu que "c'était tout ce qu'il me restait, alors autant m'en servir ! ".
    Merci aussi aux autres témoignages.
    Cordialement à tous.
    Nicole
  • Françoise

    Je crois, pour ma part, que cette foutue maladie ne tombe pas par hasard. Il y a des personnes qui n'en feront jamais, mais elles auront peut-être un cancer. J'ai toujours été fragile car j'ai vécu des évènements pénibles dans ma toute petite enfance qui m'ont laissé angoissée. Je me suis toujours sentie en empathie avec les autres : je ressens leur peine et j'en souffre avec eux. C'est cela qui est pénible. Je crois qu'il faut arriver à se protéger, quitte à devenir un peu égoïste pour ne pas replonger. Il faut surtout se réconcilier avec soi-même, s'accepter avec cette fragilité, arriver à trouver des dérivatifs reposants. Je fais de l'aquagym chaque semaine : l'eau me détend beaucoup, je lis aussi, j'évite les émissions épuisantes sur le plan émotionnel. Je prends mes distances avec les amis du style "méthode Coué". Seuls les gens qui ont souffert peuvent nous comprendre. Eviter de trop se raconter. Garder son énergie. Je me relaxe avec les huiles essentielles que je respire sur un mouchoir.
    Le soir chez moi, je mets des bougies, de l'encens, une musique que j'aime
  • Marie-Hélène

    C'est tout à fait ça, je l'ai vécu un peu différemment mais après le départ de la maison de ma plus jeune fille, mes nuits sans sommeil, aucun goût à m'activer, je pouvais rester sans rien faire toute une journée, ne trouvant plus mes mots, vide de tout... C'est dur quand vous avez été très active. Et on remonte la pente petit à petit avec beaucoup de mal. A présent, fragile, dès qu'un vague à l'âme semble s'amorcer, je fais tout pour trouver une sortie à faire pour me changer les idées.
    A la lecture de votre lettre Tony, j'ai cru revivre ce mal qui vous tombe dessus comme ça sans pouvoir réagir, trop fatiguée, trop envahie pour bouger.
    Merci et continuez dans vos actions, ce sont les bonnes méthodes je pense
  • Nicole

    Votre lettre est plus que touchante, car elle décrit parfaitement ce qui se passe, à savoir que les autres ne comprennent rien à ce qui arrive. Je l'ai vécu au travers de la dépression de mon mari. Au début, moi non plus je ne comprenais rien... Notre fils n'a toujours pas compris.. Il faut le vivre pour savoir, et je ne souhaite à personne de le vivre personnellement ni "à côté"... Cette maladie est insidieuse, et on reste fragile. C'est difficile pour tout le monde. Les amis sont précieux dans ces moments, et on peut dire que restent seulement les "vrais amis"... Il ne faut pas que cette maladie reste "tabou", et pour l'aide "médicale", il faut trouver le bon thérapeute, ce qui n'est pas évident non plus
  • Lisouska

    Votre lettre est magnifique... Envoyez-la à vos proches qui ne veulent pas vous voir avec votre maladie, ils comprendront votre courage de vous en être sorti et votre vraie personnalité. Vous êtes une belle personne
  • Christine

    Quel témoignage bouleversant.. Je vous souhaite beaucoup de courage, vous avez des ressources : aimez, sentez, vivez
  • Caroline

    Cela fait du bien de constater que nous sommes plusieurs à "avoir partagé" cette foutue souffrance et le voir écrit de la part d'un homme, c'est également très fort.
    Merci pour ces mots échangés. Je suis d'accord avec vous sur le fait que l'on en ressort plus fort et on se rend compte que, contrairement à certains qui n'ont vraisemblablement pas vécu d'épreuves, on est spirituellement plus préparé face à certaines situations.
    Sur le sujet de la religion, je mettrais un bémol : libre à chacun de trouver son réconfort... Il faut respecter les différents choix.
    Je vous souhaite, Tony, de beaux jours à venir et, je le souhaite pour vous (c'est malheureusement également mon cas) une meilleure compréhension de vos proches
  • Chantal

    Bravo Monsieur Tony, en expliquant votre parcours sur votre dépression et tout le cheminement pour vous en sortir, pour moi, vous êtes sur la voie d'une guérison, en sachant qu'il nous reste toujours des périodes fragiles. Seules les personnes qui ont vécu la dépression peuvent vous comprendre
  • Chloé

    Ce témoignage est émouvant s'il est sincère. Pardon, mais on en voit de toutes sortes sur Internet !
    Continuer avec le psy semble indispensable. Car la dépression ne naît pas de la seule surcharge de travail. Et d'ailleurs, pourquoi vous abîmiez-vous(c'est bien le mot ! ) dans le travail à ce point ?
    Il y avait certainement en vous une faille dès le départ, un problème psychologique sur lequel il faut travailler.
    Prendre la religion comme bouc émissaire vous est peut-être utile, mais ce n'est pas plus rationnel que de se réfugier dans la religion, où d'autres, contrairement à vous, trouvent leur espérance et leur salut.
    Sauve qui peut ! Devant le danger et la peur, chacun trouve la bouée de sauvetage qu'il peut !
    L'amour non plus n'est pas une bouée de sauvetage. Pour le "réussir", il ne faut en tout cas pas le considérer comme une planche de salut. Il faut être équilibré, car il faut pouvoir s'investir et donner. Le problème (entre autres ! ) d'une personne déprimée est qu'elle est complètement auto-centrée, incapable de sortir d'elle-même et de ses propres problèmes qui la submergent(et je parle par expérience ! ), elle ne voit pas les choses objectivement, et donc ses proches, qui ne peuvent en aucun cas la comprendre(car pour comprendre un déprimé il faut l'avoir été soi-même), sont irrités par l'"égocentrisme", les bizarreries et l'illogisme de la personne déprimée. Personne n'est assez fort pour supporter de vivre avec un(e) déprimé(e), personne n'a cette abnégation. Si bien qu'une des cruelles leçons de la dépression est la terrible prise de conscience qu'on est seul et que plus on a besoin d'aide et d'amour, moins on en reçoit. Car l'amour, c'est comme une auberge espagnole...
  • Maria

    Surprenant comme la dépression peut avoir plusieurs formes, moi j'ai peur d'être encore en train de descendre malgré le nombre d'années passées à souffrir de ce mal qui est très mesquin. La bizarrerie de cette maladie tient au fait que personne ne vous croit. Encore aujourd'hui je dois prendre des somnifères pour dormir. Parfois je suis plombée dès le matin et je craque devant la moindre difficulté. Heureusement il y a parfois les amis et la famille. Au secours ! La peur de mourir fait-elle partie des symptômes ?
  • Virginie

    Que ces mots résonnent en moi, je ne vous connais pas mais je me sens tellement proche de chaque émotion que vous avez souhaité partager avec tous les lecteurs. Le parcours je l'ai également connu, il faut beaucoup de force pour reprendre sa vie dans le bon sens, ne jamais avoir peur de tomber en route car nous sommes seuls pour affronter cette maladie qui donne l'impression d'être rongé de l'intérieur. Merci pour ces quelques phrases, merci pour cette justesse
  • Nathalie

    Bravo Monsieur. Rares sont les hommes qui osent en parler et mettre des mots sur des maux. Vous êtes sur la voix de la guérison. Vivez, profitez. Bon vent
  • Françoise

    Chapeau bas, vous êtes très courageux et avez tout compris sur ce qui vous est arrivé. Continuez, vous êtes sur le bon chemin, je sors aussi d'une dépression depuis 2 ans suite à harcèlement au travail, je vais être licenciée après 26 ans d'ancienneté !

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