Peur des serpents, des araignées, de la foule ou encore du vide... Etre phobique peut sérieusement perturber les activités du quotidien. A quelles occasions êtes-vous particulièrement gêné ?
Depuis toute petite, je souffre d'une phobie des détonations. Rien qu'un bouchon de champagne me tétanise. Puis j'ai le vertige, bien que cela se tasse un peu, cette peur reste très présente. Pour finir, je suis énormément claustrophobe.
Quelles sont leurs conséquences sur votre quotidien ? A quelle fréquence y êtes-vous confronté ? Y a-t-il des activités auxquelles vous devez renoncer ?
Les détonations, cela est gênant quand des enfants s'amusent avec des pétards. Le 14 juillet cela m'empêche de sortir, de profiter, etc. En soirée je me réfugie dans les toilettes pour ne pas entendre l'ouverture des bouteilles de champagne ou de mousseux. Le vertige, hé bien c'est classique. Les ponts, les hauts bâtiments, la tour Eiffel, etc. Puis ma claustrophobie est très gênante. Tous le jours pour accéder au self de mon établissement je dois passer par un couloir très étroit avec des escaliers. Je finis souvent en sueur, l'impression d'étouffer et une folle envie de courir dehors.
A quelle occasion / événement avez-vous été le plus gêné par cette phobie ? Racontez.
1/ Le peur des détonations m'a beaucoup gênée lors d'un voyage en Espagne. Je marchais dans le centre ville puis une fusée à été lancée. Je me suis mise à pleurer et à paniquer. Avec des amies, pour ne pas revivre ça, nous avons décidé de nous éloigner. Arrivée près d'un petit parc nous avons commencé à pique-niquer. Trois autres fusées ont été lancées juste à côté de moi. Pleurs, cris, je suis partie en courant, impossible de me contrôler, c'était effrayant. 2/ Pour le vertige, c'est lorsque je vais a Paris visiter le muséum d'histoire naturelle. J'y suis allée deux fois et les escaliers étant transparents et espacés, je suis tétanisée dedans. Impossible de prendre l'ascenseur à cause de ma claustrophobie. Par chance, celui-là est transparent. Mais je suis obligée de m'asseoir dedans pour ne pas avoir peur du vide. 3/ La claustrophobie m'a beaucoup gênée lorsque j'étais en vacances avec une bande de copains. Nous dormions dans des tentes, et toutes les nuits je me relevait en sueur, en pleurant, car j'avais peur d'étouffer. J'ai du faire des nuits en pointillés pendant deux semaines.