C’est d’abord un mal de tête anodin, puis des petits moulinets devant les yeux, avant que la douleur ne devienne insupportable. Dites-nous comment vous vivez ces migraines ophtalmiques, connues pour être particulièrement handicapantes.
Décrivez votre première migraine ophtalmique. Comment
avez-vous su qu’il s’agissait de ce type de mal de tête ?
J'avais 9 ans (j'en ai 65 aujourd'hui) ; je roulais à vélo pour rentrer chez moi comme souvent (= 3km environ), lorsque brusquement la route devint trouble et ce de plus en plus. Puis 5 à 10 minutes plus tard, des zigzags lumineux envahirent mon champ de vision ! Je ne voyais plus la route, mais que çà ! Paniquée, je pédalais plus vite et en arrivant à la maison j'ai hurlé à ma mère: "Je deviens aveugle!" Je ne voyais que la moitié de son visage, 1 oeil, pas l'autre, une partie de son nez, de ses lèvres... Elle comprit immédiatement que je faisais une céphalée ophtalmique tout comme mon père et me rassura en m'expliquant que dans quelques minutes tout rentrerait dans l'ordre. En effet, progressivement les "lumières" laissèrent la place à un"flou", puis la netteté revint, mais avec elle un violent mal de tête et un "creux" à l'estomac.
Quelles solutions fonctionnent pour vous, afin de
calmer ces migraines ?
Si je suis chez moi, je m'allonge dans le noir pendant 1 h environ et je prends un cachet d'aspirine lorsque le mal de tête s'installe. Si je suis au travail, je continue comme si de rien n'était ; personne ne se doute que je fais une crise, car il n'y a aucun signe extérieur ! J'ai la chance de ne pas avoir à écrire ou lire car ce serait impossible (je suis kiné). Il m'a été conseillé de prendre un café très fort afin de provoquer une vasoconstriction de l'artère de l'oeil qui, dilatée, appuierait sur le nerf optique ce qui provoquerait la "crise" avec ces "lumières", mais ça ne change rien!
Savez-vous éviter que ces migraines
surviennent ? Comment faites-vous ?
Non, elles sont imprévisibles hélas et surviennent n'importe quand, n'importe où: au volant de la voiture, lors d'un cours, au cinéma, etc. Habituée, je continue mes activités. Si je suis au volant de ma voiture, je m'arrête et attends que ça passe (1/2 heure environ), au cinéma, je ferme les yeux ! Il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre que la crise passe. Parfois elle est suivie d'une 2e dans la foulée.
Georges
Tout à fait d'accord avec cette solution. Pour moi aussi, la seule solution est de m'allonger, dans le noir si possible, ou avec un tissu sur le visage si cela me surprend en voiture (après m'être arrêté, bien sûr ! ), fermer les yeux en attendant que cela passe