Des horaires déments au travail, les enfants dont il faut s'occuper le soir, le ménage. Depuis quelque temps, vos courtes nuits ne vous suffisent plus pour récupérer. Dites-nous comment vous gérer ce burn-out qui vous guette.
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Moi ? Burn Out ? Jamais !
Julie
le 23 février 2009
Quelle est votre charge de travail (au bureau et à
la maison) ? Combien d’heures dormez-vous par nuit ?
Je connaissais des gens autour de moi l'ayant vécu et je ne comprenais pas comment ils pouvaient en arriver là. À la limite de la moquerie, je ne les comprenais vraiment pas. Et puis vint mon tour, il m'a fallu un sacré temps et des menaces de "vacances forcées" de mon chef pour remarquer que j'y étais. Pas de vraies vacances pendant plus de 2 ans, 12h de boulot par jour, plus le reste à faire à la maison, plus le sport.
Quels sont les symptômes qui vous font dire que vous
êtes surmené ?
Crises de pleurs, très susceptible, 53kg pour 1m72, mes yeux voient les mots mais je n'arrive pas à lire, je vois les chiffres mais je ne sais plus compter, j'entends des mots mais je n'écoute pas, impossible de me concentrer, d'avancer dans mon travail, insociable, mes amis n'existent plus, plus de vie privée. Je dors mais ça ne me repose pas.
Quelles solutions envisagez-vous pour remédier à
cela ? Comment voyez-vous l’avenir ?
Heureusement Noël est arrivé. Ma boîte était fermée 2 semaines. Évidemment, dès le premier jour, je suis tombée malade, le corps s'est exprimé. Après 2 semaines au lit forcé, j'ai repris le travail de façon modérée. J'ai une assistante qui m'enlève une bonne partie des tâches au boulot, tout le monde n'a pas cette chance, maintenant je bosse 40 heures par semaine et je prévois de vraies vacances.
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Sophie
Bonjour, Je ne sais pas si je peux appeler mon état émotionnel comme du Burn Out. En effet, après 16 ans passés dans de grandes entreprises françaises dans un métier que j'adorais, nous avons décidé de quitter la région parisienne pour que je réalise mon projet: créer mon magasin de décoration. Après 4 ans de galère, recherche d'emploi, chômage, petits boulots, j'ai enfin pu réaliser mon projet et ai ouvert ma boutique en avril de cette année. Après plusieurs mois de travaux, de relations fournisseurs, d'achats de produits, d'angoisse du bien faire j'ai ouvert. Depuis, je ne me reconnais plus, perfectionniste je fais en sorte que tout soit parfait, produits bien présentés, ménage fait (intérieur et extérieur), clients contents... Mais tout ça n'est pas suffisant. Je suis maussade, j'ai mal partout (dos, dents, colon... ), je suis seule toute la journée, le soir. Le we lorsque mon ami me rejoint je n'éprouve rien, ni joie, ni peine, ni plaisir. Cette boutique je l'ai voulu, cette situation je l'ai choisie et pourtant je n'arrive pas à me réjouir. Je ne regarde même plus mon chiffre d'affaires, je n'éprouve rien lorsque je vends un gros meuble. Bref, j'ai l'impression de ne plus être moi: plus d'émotion, plus de rires, plus de joie. Mes nuits sont courtes malgré les somnifères, mes journées sont longues, malgré les clients, ma vie sociale est inexistante, je ne sais plus qui je suis. Moi j'appelle ça une déprime et qd on n'a pas de pression de l'entreprise, parle -t-on de Burn Out ?
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Louise
Mon métier de DRH gestion des carrières m'a toujours apporté équilibre et épanouissement, jusqu'au jour où, crise économique "aidant", mon job est devenu un enfer pour moi... Mes responsabilités d'accompagner les collaborateurs pour les développer et les faire grandir s'étaient réduites à alléger la masse salariale... Pour les faire partir. Très investie personnellement dans ma fonction (relationnelle de surcroît), je me suis surinvestie dans les ruptures que j'ai gérées et j'ai fini par "y laisser mon équilibre et ma santé", car incapable de prendre de la distance. Naturellement forte de caractère, enthousiaste et amoureuse de la vie, je ne me reconnais pas. Je n'aurais jamais soupçonné me perdre dans les méandres de la dépression. Je suis actuellement encadrée médicalement afin de ne pas "toucher le fond", mais je suis également inquiète de devoir me "doper" pour tenir. Epuisée, j'ai malgré tout décidé de poursuivre mon activité de peur de "plonger" pour ne jamais refaire surface: j'allège néanmoins mon emploi du temps pour me laisser la chance de me "reconstituer" progressivement. Et de gérer également ma vie personnelle (2 filles adolescentes ! ) faite de multiples contraintes (et crises ! ... ). Depuis quelques temps, je me demande si c'est le sens que j'ai voulu donner à ma vie. Travailler oui, car c'est pour moi une source d'épanouissement, mais se "fâner" au travail: est ce bien raisonnable ?
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Fransoise
Je suis dans le même cas. Je ne supportais plus que ma collègue ne fasse pas son travail correctement, les autres me disaient toujours que j'avais bien bossé. Et puis un jour j'ai craqué j'ai crié sur tout le monde, mon mari à vécu un enfer avec moi. Je pense que le tout début date de longtemps, mais je faisais face. J'ai été arrêtée 7 semaines et j'ai repris, puis j'ai été mutée plus près de chez moi, il ne me restait plus au 45 km à faire. Et là rebelote. Je suis aide-soignante en gériatrie, un domaine que personne ne saisit vraiment. On s'occupe de personnes démentes Alzheimer, enfin beaucoup de soucis pour eux. Bien sûr la direction ne veut pas le comprendre et réduit notre personnel de plus en plus. Je suis actuellement encore en arrêt, mes collègues nouvelles et anciennes me soutiennent, mais je pense aux patients qui ont encore une personne en moins pour s'occuper d'eux, ça me rend encore malade. Mais je ne fais que dormir, je voudrais passer mon temps à me reposer. Et pourtant j'adore mon métier, je voulais même évoluer en préparant un diplôme d'AMP, je ne sais même plus si j'en suis capable. Attention on n'est jamais à l'abri...
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Fransoise
Je suis moi aussi pour la deuxième fois en arrêt pour burn-out. La première fois, on a pensé que c'était le trajet qui me faisait cela, j'étais toujours fatiguée et je travaillais de nuit. Après mes sept semaines d'arrêt, j'ai repris en janvier plus près de chez moi et de jour. Et là, ça m'a repris, je suis encore en arrêt. Je suis aide-soignante en gériatrie, un service où l'on doit gérer des personnes démentes, psychologiquement très atteintes et la plupart ne se déplacent plus seules et ne peuvent plus ni se laver ni manger, il faut gérer tout cela. Comment faire un travail correct pour eux ? J'ai encore craqué et là je pense à mes pauvres patients qui ont encore une personne de moins, parce que la direction nous remplace très rarement. Vraiment, ça nous tombe dessus sans rien voir. Je suis très fatiguée et j'ai de très fréquentes céphalées
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