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Peur des serpents, des araignées, de la foule ou encore du vide... Etre phobique peut sérieusement perturber les activités du quotidien. A quelles occasions êtes-vous particulièrement gêné ?
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 Une vraie phobie de l'orage !  
Martine Frety , Auvergne

De quelle(s) phobie(s) souffrez-vous ?
Outre la peur des serpents, des guêpes et tout autre volant du même style, j'ai une vraie peur panique des orages ! Mais je sais pourquoi. C'est suite à un coup de fusil de chasse tiré en pleine nuit dans la maison. J'avais presque 7 ans. Depuis, le moindre orage me fait revivre cet instant.

Quelles sont leurs conséquences sur votre quotidien ? A quelle fréquence y êtes-vous confronté ? Y a-t-il des activités auxquelles vous devez renoncer ?
La grosse angoisse démarre en juin jusqu'en septembre, dès que le ciel s'assombrit. Avant un orage, je peux être très angoissée, je le sens arriver. Dès que je m'installe dans une nouvelle ville je repère toujours de quel côté (par rapport à la maison) arrive l'orage que l'on ne peut éviter. Selon l'éclair, je sais quelle sera l'intensité du coup de tonnerre. Je renonce à sortir, je débranche tous les appareils électriques, je ferme volets et fenêtres. Parfois, prise de panique, je m'enferme dans les toilettes (seule pièce où il n'y a pas de fenêtre). Je ne réponds jamais au téléphone. Je crie, je me bouche les oreilles, je me cache... je me sens parfois ridicule ! La nuit, c'est terrible ! Lorsque je suis seule, c'est une catastrophe !

A quelle occasion / événement avez-vous été le plus gêné par cette phobie ? Racontez.
A de nombreuses occasions j'ai été génée par cette phobie. La plus marquante a été le jour où je suis revenue de Perpignan avec mon ex-mari : nous avions suivi un orage jusqu'à Montpellier : grèle, éclairs, tonnerre... visibilité nulle ! Le vrai orage qui dévaste tout ! Nous avions l'impression de rouler sur une autoroute pavée tant il y avait de la grèle au sol. J'ai piqué une crise de nerfs dans la voiture car la foudre est tombée très près. Nous avons du nous arrêter dans un restaurant car je n'arrivais pas à me calmer. Puis, nous avons rattrapé cet orage pour enfin le quitter en rebroussant chemin (nous avions loupé notre sortie pour nous diriger sur le Larzac tant la visibilité était nulle). Une autre fois, toujours en voiture. Cette fois, je conduisais et j'étais seule. Le ciel était noir... 26 kilomètres d'orage fou ! Vitesse de croisière entre 10 et 20 km/h... Il me restait 100 bornes à faire... le ciel était sillonné d'éclairs même à l'horizon. Je me suis arrêtée lors d'un moment plus calme et j'ai pleuré. Je voulais presque faire demi-tour tant j'étais épuisée de peur mais je savais que j'allais retrouver ce que je venais de lâcher. J'ai continué ma route la peur au ventre.

Publié le 04 juin 2007

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