Pendant plusieurs mois ou années, vous avez broyé du noir au point de vous demander ce que vous faisiez sur terre. Aujourd'hui, vous allez mieux vous avez retrouvé l'envie de vivre. Racontez-nous comment vous êtes sorti de la dépression.
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Un combat chaque jour
Laurence
le 13 octobre 2009
Combien de temps a duré votre dépression ? Avait-elle une raison particulière et, si oui, laquelle ?
9 ans de dépression, la raison : un mal être qui me suivait.Quelles solutions avez-vous trouvé pour aller mieux ? Racontez le cheminement.
Par la force des choses, il a fallut m'hospitaliser, chercher un anti-dépresseur adapté, et suivre une thérapie. Un vrai et long cheminement, certes je suis mieux, j'ai compris que la vie existe.Aujourd'hui, comment vous sentez-vous ? Diriez-vous qu'avoir traversé une dépression vous a rendu plus fort ?
Mais je reste très fragile au point de ne pas retravailler pour le moment, difficile d'accepter cette situation, ceci ne m'a pas rendu plus forte, mais fière de moi, de ce combat chaque jour, j'aimerais tellement que cette maladie soit plus reconnue et que l'on nous juge plus.
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Chrisjulie
C est aussi mon histoire ; étant seule après le décès de mon mari à 37 ans, pendant des années, j ai tout fait, tout consacrer, tout fait pour mes enfants, voulant jouer le rôle de la mère et du père ; m oubliant totalement aujourd'hui, je suis tout à fait oublié, négligée, jugée, on me reproche ce que je n ai pas fait occultant totalement ce que j ai fait je suis perdue, je ne fais plus confiance à personne puisque m^me mes enfants n'ont aucune estime pour moi ; alors qui pourrait en avoir ? J ai le sentiment d en avoir trop fait, trop dit je suis paumée je sais que mes enfants doivent vivre leur vie mais ce qu ils sont aujourd hui ( bonne étude, bon travail ), certes ils ont travaillé mais j'y suis quant m^me pour quelque chose que ce passe t il ? Je me demande ce que je fais sur cette terre après autant d effort, de sacrifice ; je n'ai que 58 ans mais je suis épuisée, j en ai assez, je n ai pas eu assez de bonheur ou de trop courte durée ; je me suis totalement oubliée et aujourd hui il est trop tard .
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monique
Votre témoignage m'a beaucoup touché car je vis une situation un peu semblable à la vôtre qui a exigé de changer totalement ma façon de penser et de raisonner, ce qui est long et exigeant. C'est le prix à payer pour ne pas sombrer et trop souffrir. Si c'était possible j'aurai souhaité que nous nous contactions pour nous soutenir ; Courage Laurence.
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Françoise
J'ai commencé après un divorce avec ma fille ainée qui a coupé les ponts avec moi après son mariage (il y a 20 ans) je ne connais pas ses enfants et ne l'ai jamais revue... Mes demandes d'explications sont restées lettre morte ! Il y a 4 ans, ses deux sœurs plus jeunes ont fait de même : là aussi pas d'explications. Je suis coupée par la volonté des parents de mes trois petits enfants : là aussi pas d'explications. Je souffre à avoir envie de mourir. Je n'ai plus de famille, vis seule, je me force pour tout. J'aimerai ne pas me réveiller le matin, et personne ne s'en rendrait compte. Seule mon minou m'apporte de l'affection. J'ai tout pour être heureuse, mais je vis sans affection. Je n'ai plus de courage pour rien, ni de joie de vivre. Les médicaments n'y font rien, seule la mort me délivrera de la souffrance. Je ne comprends pas les êtres méchants, égoïstes, jaloux, manipulateurs. Comment si l'on est un peu intelligent peut-on se couper de sa maman. Si j'en parle, on me répond: "vis pour toi, sois égoïste, voyage, dépense tout ton argent pour ne rien leur laisser." Je n'ai jamais vécu pour moi, mes enfants ont été toute ma vie et je les aimé plus que tout. Que faire ?
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