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Décider d'arrêter de fumer est déjà un grand pas. Mais après, en présence d'autres fumeurs ou à l'heure du café, il faut bien résister à l'envie de fumer. Quels sont vos trucs ?

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Comment je m y suis pris...

 Comment je m'y suis pris...  

Robert , Saint Denis le 31 décembre 2009

Combien de rechutes avant d'arrêter (ou pas) de fumer ? A quelle(s) occasion(s) ?

Plusieurs rechutes parce qu'en soirée je ne savais pas résister à la cigarette offerte.

Dans quelles situations du quotidien trouvez-vous qu'il est le plus difficile de résister à l'envie de fumer ? Votre entourage est-il compréhensif ?

Il est difficile de résister lorsqu'il y a des cigarettes à portée de mains dans la maison ou à proximité.

Avez-vous des essayé des solutions de substitution (chewing-gum, patchs...) ? Qu'en pensez-vous ?

J'ai décidé un jour de trouver ma propre méthode. Ayant constaté que des arrêts brutaux laissaient des séquelles psychologiques (l'envie de fumer ne disparaît que rarement) et physiologiques (au niveau du métabolisme basal qui réclamait ses poisons habituels), j'ai décidé de me désintoxiquer progressivement pour éviter ces traumatismes sans l'aide de patchs ou autres cataplasmes sur jambes de bois.
J'ai commencé par noter par écrit la façon dont je fumais, heures et fréquences, dans des cases comme sur un agenda. J'ai commencé par retarder d'une heure la première cigarette pendant une semaine, puis de deux heures la deuxième semaine, trois heures pour la troisième cigarette, et ainsi de suite... Cela n'a pas toujours été facile mais j'ai tenu bon. Au bout de plusieurs semaines, j'avais considérablement réduit ma consommation sans brutaliser mon organisme et en renforçant ma détermination, bienfait psychologique évident, en regard de mes progrès. J'en suis venu à ne plus fumer que deux ou trois cigarettes, le soir pendant plusieurs semaines. Jusqu'au jour où, profitant d'un voyage de jour Réunion/Paris, je me suis retrouvé un soir sans cigarettes. J'ai décidé que ce jour était celui de l'arrêt définitif. Et je m'y suis tenu, en me disant, lors de tentations subséquentes, que je serais bien bête de rechuter après m'être donné tant de mal pour m'arrêter. Je n'ai plus jamais refumé et je ne refumerai jamais plus. Comme j'ai opéré en douceur, je peux même supporter que des gens fument à côté de moi sans éprouver l'envie de refumer. Je me suis arrêté le 22 mai 2002. J'éprouve un plaisir quasi jouissif à ne plus me préoccuper de savoir si mon paquet durera jusqu'à l'heure du coucher, à ne plus chercher fébrilement une allumette lorsque mon briquet a déclaré forfait. Et je prive l'état vorace et hypocrite de faire sur mon dos des prélèvements exorbitants, autre plaisir jouissif hautement apprécié.

  • Sylvie

    Je pense utiliser le même procédé j'ai déjà commencé à noter depuis deux jours les heures ou je fume et je suis déjà passé de 10 cigarettes à 6 cigarettes par jours. Je pense que l'arrêt brutal est trop difficile pour moi mais j'espère ne pas me tromper en pensant que progressivement j'arriverai à arrêter totalement. Merci pour votre témoignage
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