Trouvez-vous pratique de pouvoir soigner vos petits maux sans ordonnance ? Craignez-vous que les déremboursements fassent grimper les prix ? Donnez votre avis.
Commençons par avoir une politique de santé cohérente
Glomock, Saint Hellier
Glomock
Que pensez-vous de l'automédication, êtes-vous pour ou contre cette pratique ?
Pour soi, on peut pratiquer l'automédication, c'est un choix personnel effectué à ses risques et périls et qui n'entraînera, en cas de grossière erreur que sa propre responsabilité. N'oublions pas qu'un mal de tête peut cacher une méningite, une fièvre une infection, des vomissements une appendicite (la douleur n'étant pas systématique). On peut, si on est joueur, prendre le risque pour soi mais je l'imagine mal pour ses enfants ou ceux dont on peut avoir la responsabilité.
Pensez-vous que cela pourrait nuire à la qualité des soins ou au contraire que cela responsabiliserait davantage les patients ?
Ça ne peut nuire qu'à ceux sur lesquels l'automédication est appliquée ; nous ne sommes ni médecins, ni pharmaciens. Nous ne pouvons en prendre la responsabilité, nous n'en avons pas les salaires.
A cause des déremboursements de certains médicaments, craignez-vous une augmentation des prix, ou trouvez-vous qu'elle est justifiée pour réduire les dépenses de santé ?
Nous en revenons sans arrêt au même problème et il faudra bien l'admettre : les prix s'envoleront parce que nous sommes dans une société libérale et comme il n'est pas question de payer pour le confort des autres, que chacun s'arrange comme il peut avec la santé ! On n'hésite pas à valoriser la profession de médecin d'environ la valeur d'un SMIC et on chipote sur le remboursement des médicaments… trouvez l'erreur !
Commençons par avoir une politique de santé cohérente : un juste prix des médicaments, une juste rémunération des praticiens fussent-ils les plus réputés, une juste répartition des praticiens en fonction des secteurs géographiques. Les gens payent des cotisations ou bénéficient de mesures de prise en charge et ils ont le droit d'être soignés correctement. Nous sommes dans un état civilisé, mettons le patient au centre du système de soins, agissons avec civilité.
Mauvaise nouvelle : rien que d'en parler, ça me déprime, je vais être obligé de consulter un "psy" et creuser par là même, un peu plus, le trou de la sécu…