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Je suis une miraculée de l anévrisme

 Je suis une miraculée de l'anévrisme  

Rose , Saint Pierre Ile De La Reunion le 25 octobre 2010

Pourquoi redoutez-vous une rupture d’anévrisme ? Comment gérez-vous cette peur au quotidien ?

J'ai fait une rupture d'anévrisme il y a 2 ans dans des circonstances vraiment incroyables pour moi, aujourd'hui encore j'ai du mal à reprendre une vie normale moralement.

Avez-vous subi des examens pour vérifier la présence ou non d’anévrismes dans votre organisme ? Lesquels et dans quelles circonstances ?

Je suis une réunionnaise de 38 ans, mariée et maman de 3 enfants. 6 mois après notre retour dans notre île natale après 8 ans en métropole, on a découvert par hasard mon anévrisme qui faisait 7mm dans mon cerveau. En l'espace de 10 jours j'ai eu 3 fois mal à la tête mais si intensément que je m'allonge par terre pendant 30 mn en me disant que ce n'est pas normal. J'ai passé toute une nuit aux urgences, le diagnostic a été des migraines. J'ai toujours cette petite douleur de fond dans ma tête et mon œil gauche qui commence à me gêner, à se fermer un peu. Je retourne voir mon médecin qui me dirige vers un neurologue et prévoit un scanner pour le mois d'après. Le neurologue, perplexe par mon œil, préconise un scanner en urgence. De là, tout bascule. Le scanner montre un anévrisme de 7mm en pré-rupture. Je suis embolisée le soir même avec succès même si la rupture s'est faite sur la table. Je suis restée hospitalisée 15 jours, 8 jours entre la vie et mort car il y a eu saignement quand même. En quinze jours, je me retrouve à la maison, paralysée de la paupière gauche, ne pouvant plus rien faire et apprenant peu à peu toute la souffrance qu'ont subi mes proches et ce que j'ai subi.
Aujourd'hui, je n'ai gardé qu'une petite paralysie de la pupille gauche qui reste dilatée mais c'est surtout moralement que j'ai du mal. Psychologiquement, je suis épuisée et très affectée car c'est arrivé dans notre vie dans un moment où nous recherchions une stabilité personnelle et professionnelle.

Quelqu’un dans votre entourage a-t-il déjà été frappé par une rupture d’anévrisme ? Si oui, que s’est-il passé ?

Aucun anévrisme n'est connu dans ma famille.
  • Soraya

    Bonjour, je suis de la ville d'Alger, j'ai eu une rupture d'anévrisme à l'âge de 14 ans en 1973(ou du moins c'est ce que je pense) puisqu'en ce temps là il n'y avait pas autant de moyens pour le diagnostic, j'étais au collège, vision trouble, maux de tête et paralysie progressive des membres inférieurs en l'espace d'une semaine j'étais en fauteuil roulant, au bout de presque deux ans dans un centre de rééducation j'ai pu remarcher et avoir une vie presque normale, mais avec des séquelles, et comme je n'ai pas été soigné, en 1987 rechute, mais sans paralysie, avec surtout des maux de tête atroce, et qui sont partis au bout d'un mois, malheureusement en 1991 une nouvelle paralysie et là avec l'irm et autres examens, on a pu me faire une ambolisation, actuellement j'ai une vie sociale presque bien, je marche avec une canne par manque d'équilibre et certains séquelles, et durant toute cette vie, j'ai travaillé pendant 30 ans, et maintenant je suis en retraite, la seule chose dont j'ai peur c'est une rechute, j'essaie de vivre bien, la vie est belle.
  • Elodie 30 Ans

    Je suis également une miraculée d'une rupture d'anévrisme. Il y a 4 ans enceinte de 7 mois je ressent une énorme pression à la tête ensuite je me met à vomir. Mon mari appelle le samu mais ils ne veulent pas se déplacer car il pense que c'est une migraine et donc ils envoient sos médecin. Le médecin m'envoie directement aux urgences. Le médecin des urgences pense également à une grosse migraine mais il me fait tout de même passer un irm et là le diagnostique arrive c'est une rupture d'anévrisme. Le chirurgien annonce à mon mari qu'il n'y a pas beaucoup d'espoir. Le lendemain on me fait une trépanation et il me laisse ma fille dans le ventre. L'opération se passe très bien je me sens super bien, je ne réalise pas du tout ce qui vient de m'arriver. Mais 2 jours après je me paralyse du côté gauche, le coeur de ma fille bat beaucoup trop vite et je finis par tomber inconsciente. Je repars en urgence me faire opérer mais le chirurgien annonce à mon mari qu'il ne risque de ne pas pouvoir me sauver ainsi que ma fille car je fais un vaso spasme et qu'il risque de devoir choisir entre ma fille et moi. Résultat de l'opération on m'a fait une césarienne en urgence et ils ont pu traiter le vaso spasme. Ma fille a été emmené au service néo-natalité car elle pesait 1, 780 kg et 31 cm et moi je suis resté 1 mois au service réanimation sous surveillance. Au bout de quelque jour j'ai pu récupérer tous mon cotés gauche. J'ai pu rencontrer ma fille au bout de 5 jours et elle était parfaite. Je suis sortis de l'hôpital au bout de 1 mois et ma fille au bout de 1 mois 1/2. Je n'ai aucune séquelle physique, j'ai pu reprendre mon travail mais j'ai toujours une grosse fatigue, des gros maux de tête et parfois j'ai ma mémoire qui me joue des tours. Je me suis rendu compte après un moment que je suis passé pas très loin de la mort lorsque le médecin m'a expliqué ce qui m'était arrivé et que pour lui j'ai eu beaucoup de chance. Aujourd'hui cela reste compliqué de vivre avec cette fatigue et ces douleurs mais heureusement que mon mari est là et qu'il comprend. Mais lorsque je voie ma fille je me rend compte que nous avons eu de la chance et je profite de mon mari et de ma fille à 200%. Je souhaite beaucoup de courage à tous ceux qui se battent aujourd'hui et que cela vaut le coup.
  • Béatrice

    Bonjour,
    mon ami de 27 ans a un anévrisme est actuellement hospitalisé
    cela m'angoisse car il n'a pas été encore opéré
    je me demande ce qui va se passer car nous avons un bébé de 15 mois et cela me fait peur
    l'attente sans savoir est très longue mais j'ai de l'espoir quand mémé.
  • Noel

    Bonjour a tous, moi j'ai aussi eu une rupture d'anevrisme et un avc en meme temps le 4 juin 2010.
    Oui le monde s'ecroule quand on apprend cela et quand on le realise et surtout avoir le moral.
    J'ai eu de la chance d'avoir ete pris en charge par les secours et ensuite les medecin a l'hopital et plus tard pour la reeducation a Mulhouse a Emile Muller. J'ai donc tous reapris, je ne savais plus rien, un grand merci a vous tous car c'est fabuleux ceux que vous avez fait pour moi.
  • Jocelyne

    Moi aussi j`ai fait une rupture d ; anévrisme, cà va faire bientôt 4 ans et mon bras gauche est rester paralysé.
  • Irine

    J'ai fait une rupture il y a un an pendant l'embolisation. Je n'ai pas eu de séquelles, mais mais ma grosse angoisse aujourd "hui est de savoir s'il y a des risques de récidives, ou est que l'on peut en développer d'autres ?
    Merci de vos témoignages.
  • Roseline

    Bonjour
    rosy dans la nuit du 30 07 au 01 08 jai eu mal a la tete envie de faire pipi et quand je me suis leve j ai sentie mon cote gauche ne reponde pas. J ai reveille mon mari et je lui est dis tel au pompiers je suis pas bien 10 mn apres ils etaient et me voila partie sur brignoles pour 1 scaner et comme pas de chirurgien onm envoie a St Anne a toulon 83 mort en dianostique 2 anevrismesi non legume vert 3 jour apres reveil et 3 semaine apres retour a la maison comme si rien ne cetais passe courage a vous opere 5h et a tous va bien.
  • Youssef

    Youssef, 23 ans, en juin 2011 j'ai été victime d'une rupture d'anévrisme pendant que je faisais mon sport, une douleur horrible que je ne souhaite à personne ! Mon ami m'a transporté a l'hôpital, j'ai été transporté à la clinique de Clairval (Marseille). Opération et après 5 jours de coma je me réveille avec d'énormes douleurs !
    Un mois d'hôpital et deux mois de repos, me revoilà certes amaigri et un petit peu faible mais miraculé et proche de ma famille, ce qui est pour moi le plus important ! Dieu merci !
  • Sylvie

    J'ai moi aussi été victime d'une rupture d'anévrisme à 36 ans alors que j'étais enceinte de 6 mois et demi. Je me souviens juste d'avoir eu une douleur très violente et très brève quelques jours auparavant. Puis le 9 mars 1999 après avoir pris mon petit-déjeuner tout a basculé... Alors que j'étais seule. Heureusement que ma belle-mère qui vivait au rez -de-chaussée m'a entendue alors que je me débattais dans tous les sens (dans le coma) et a averti le samu qui m'a soi-disant fait une piqûre vu que j'étais enceinte. Transporté en urgence par hélicoptère au chu de Brive-la-Gaillarde, puis dirigée sur Limoges vu la gravité de mon état, les médecins ont diagnostiqué une rupture d'anévrisme temporal droit. Impossibilité de m'opérer avant résorbation de l’œdème cérébral... Un médecin, qui (pour remonter le moral de mon entourage), lui annonce que je n'ai aucune chance de m'en sortir.
    Puis, comme si cela ne suffisait pas, je contracte le virus de l'hépatite C, donc pour pouvoir me traiter les médecins ont dû extraire ma fille par césarienne. Je suis restée une dizaine de jours dans le coma alors que le bébé était aussitôt intubé et dirigé vers le service "pédiatrie" sous couveuse Quand je me suis réveillée, le chirurgien m'a annoncé " vous êtes à l'hôpital, vous êtes maman d'une adorable petite fille. " Je ne me souvenais pas d'avoir accouché, je ne comprenais rien. J'ai de suite pu voir ma fille qui ne mesurait que 39 centimètres et ne pesait que 1. 3 kilos.
    Les médecins avait peur d'une paralysie du côté gauche car ma jambe était engourdie, après quelques séances de kinésithérapie tout rentrait dans l'ordre. A la fin mars, j'ai enfin pu quitter l'hôpital alors que ma fille était transférée sur Brive. Pendant un an j'ai eu un traitement assez lourd ce qui ne m'a jamais empêché de m'occuper de mon bébé. Aujourd'hui, donc douze ans après, malgré une douleur continue mais supportable du côté gauche, je n'ai eu aucune séquelle grave. Ma fille, quant à elle, a toujours été une enfant très intelligente...
  • Valérie

    Bonjour,
    j'ai eu mon anévrisme le jour de mon anniversaire en septembre 2010, j'ai été opérée le lendemain en urgence pendant plus de 7 heures, puis coma pendant un mois, les médecins n'arrivaient pas à me réveiller, car j'étais trop agitée à chaque tentative, ils m'ont donc fait une trachéotomie vite fait, car cela faisait trop longtemps que j'étais intubée, je me suis réveillée enfin, mais comme un légume, mon esprit était là, j'entendais mais je ne pouvais plus rien faire, et petit à petit, j'ai repris le rythme de la vie, j'ai réappri tout, marcher, manger, parler, et à ce jour les seules séquelles sont coté gauche douloureux comme endormie, manque de concentration, peur de la foule, du bruit, et pas trop de morale, voilà je me sens différente, pas comme avant, j'ai repris mon travail mais bon j'ai peur que cela recommence, voilà mon histoire
  • Karelle

    Bonjour, j'ai 36 ans et j'ai fais une rupture d'anévrisme en août 2008 en vacances en Espagne. En arrivant j'avais déjà des maux de tête et l'œil droit qui commençait à gonfler et la vue se troublait. J'ai consulté un médecin en Espagne qui m'a diagnostiqué une baisse de tension suite à la chaleur. En rentrant je vais m'allonger, je fais une grande sieste puis je me lève je mange un morceau et là une grosse douleur dans toute la tête et je m'écroule au sol, j'ai froid c'est tout se que je me souviens et je me suis réveillée à l'hôpital. J'y suis resté 12 jours avant d'être rapatriée en France afin d'y être opéré. Je me suis bien remise de mon anévrisme, ce qui est dur pour moi c'est la fatigue qui et omni présente dans ma vie et mes troubles de la mémoire mais je démoralise pas. J'ai un travail, une vie sociale, je fais quand même attention mais je me dis que la vie et bien trop courte donc autant en profiter tout en restant vigilant
  • Toufike

    A 30 ans j'ai été victime d une rupture d anévrisme, en octobre 2008. Et Dieu merci je suis un grand miraculé, car je n'ai aucune séquelle alors que le médecin me voyait paralysé et un mois après l'intervention il m'a demandé de lever mes bras en me disant que j étais un miraculé car je pourrais à nouveau marcher. Bon courage à tous ceux qui ont subi cet horrible accident
  • Jean Pierre

    J'ai été le 16 février 2010 victime d'une rupture d'anévrisme très forte, ma vie été en danger. Le même jour, après avoir fait plusieurs examens il se trouve qu'un autre anévrisme devait être opéré ce fut le cas le 1 décembre 2010, cette intervention a été faite par le Professeur Alexandre Carpentier que je remercie de tout mon coeur, mes mots ne sont pas assez forts, car il a sauvé ma femme
  • Sandra

    Bonjour,
    C'est avec une grande hésitation que je me suis décidée à vous répondre. Moi aussi, je suis une vraie survivante de 30 ans. Il y a 1, 5 ans, je me suis écroulée chez moi prise de maux de tête insoutenables qui ont provoqué un malaise. A nouveau consciente, on me trouve par terre entrain de vomir sans pouvoir véritablement parler, sans pouvoir véritablement bouger mais avec le cerveau qui fonctionne. N'étant pas directement tombée dans le coma, je réalise très vite que contrairement au diagnostic des pompiers, il ne s'agit pas d'une simple gastro. Puis 1er hôpital, puis plus rien pendant 10 jours... Plus de souvenirs si ce ne sont des brides de conversation avec des proches, leurs visages anéantis. Mais que s'est-il passé ? Une rupture d'un anévrisme opérée en urgence sans beaucoup d'espoir car les professeurs avaient annoncé déjà ma mort à mes proches. Quelle chance j'ai eu peu de séquelles ni ce n'est des problèmes de sommeil récurrents, pertes de mémoire et une fatigue chronique. Le pire est l'après. Après l'hospitalisation, j'ai vite compris que mes capacités intellectuelles avaient baissé : perte de mémoire, manque de concentration. Quand on est jeune avec quelques capacités, quelles souffrances atroces de se rendre compte que quelque chose ne fonctionne plus comme avant. Alors je me suis battue, encore et encore et sans rien dire pour ne pas inquiéter mes proches. Et j'ai réussi à reprendre ma carrière avec de belles perspectives. Mais quelle difficulté de vivre cela seule car quand on ne l'a pas vécu je crois que l'on ne peut pas comprendre la souffrance. La violence que l'on doit se faire est indescriptible. 1, 5 ans, c'est bon : c'est passé. Et bien non, c'est pas passé. Mon corps me le rappelle tous les jours. J'en ai 2 autres. Mais ils ne m'empêchent pas de continuer à avancer !
  • Sandy

    Bonjour,
    voici mon histoire, à 23ans, le 2 juin cette année, j'étais chez mon garagiste quand une douleur atroce à la tête m'est survenue puis la nausée. Je suis tombée dans le coma, aucun symptôme avant ca, par chance il y avait un pompier dans le garage comme client. J'ai été opérée dans les minutes qui ont suivi, aujourd'hui je le sais les médecins me l'ont dit si je suis là c'est un miracle, je suis passée par de nombreux stades, fauteuil roulant, canne puis rien, je poursuis toujours une rééducation mais à ce jour, je marche, mange et parle normalement, il me reste toutefois une séquelle bien contraignante une négligence coté gauche, c'est en fait une amputation du champ de vision, mais ce soir je souhaite donner de l'espoir à tous ceux qui traversent cette épreuve ou qui sont proches de personnes dans ce cas là. Les médecins me déclaraient destinée à un état végétatif, 6 mois plus tard je vois bien que ce n'est pas le cas et je vise le 0 séquelle, il faut en vouloir, s'accrocher et ne jamais baisser les bras
  • Anne-Laure

    Bonjour,
    Moi c'est ma grand-mère tout juste âgée de 64 ans qui a été victime d'une rupture d'anévrisme, j'ai été la du début à la fin et je peux vous dire qu'à 26 ans c'est la première fois que j'ai eu autant peur de ma vie.
    Ca s'est passé il y a 2 mois et demi, on va faire des courses ensemble et au retour en refermant la porte de la voiture elle se plaint d'un terrible mal de tête subitement... Je commence à stresser et dès que l'on arrive à la maison elle commence à convulser, on appel le samu qui interviendra au bout de 30 minutes et examen sur place on mesure 22 de tension artérielle ! Immense... Premier diagnostic grosse sinusite... Transportée à l'hôpital de Saint Pierre de l'ile de la Réunion, elle subira tous les examens nécessaires et à 1h du matin on nous appelle pour nous dire que c'est une rupture d'anévrisme et qu'il faudra l'opérer le lendemain matin... Donc réunion de famille pour les explications de la neuroradiologue ... Et ce n'est pas fini ! Elle a un deuxième anévrisme qu'il faudra traiter dans 3 mois ! Bref quelques minutes après les explications direction bloc opératoire et pendant 5 heures sur le billard, réveil au bout de 15 minutes apparemment ça se passe bien sauf qu'elle a encore un peu mal au crane parce qu'il y a eu quand même une hémorragie méningée... Donc on reste prudent pendant une semaine risque de vasospasmes et transfert dans le service neurologie. Rentrée à la maison après 3 jours passé dans ce service et c'est repartie pour une petite aventure de trois mois en compagnie de la personne la plus chère que j'ai au monde ! Et voilà qu'aujourd'hui on attend la deuxième embolisation qui aura lieu dans 2 semaines ! Je peux vous dire à quel point je suis dans une angoisse ! Les risques sont moins élevés mais le sont quand même !
    Merci pour vos réactions
  • Elisa

    Moi la même chose, trépané, opération de 8h, pas de séquelles puis un deuxième 6 mois plus tard pas de problème, cela fait déjà 11 ans la vie est belle, la chance... Pour l'œil tout est rentré dans l'ordre
    elisa
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