L'attaque cérébrale ou AVC peut toucher tout le monde, même les jeunes. Après le choc de l'accident, il faut parfois combattre et surmonter le handicap. Comment le vivez-vous au quotidien ?
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Après un AVC, votre vie n'est plus la même
Sylvie
, Le Magny
le 15 avril 2011
Quand a eu lieu votre AVC, en quelles circonstances ?
Le 6 avril 2009. Je n'oublierai pas. Je revenais de mon travail et j'ai récupéré mes enfants chez la nourrice. En sortant de chez elle, j'ai eu la tête qui me tournait et un mal léger sur le derrière de la tête. J'ai attendu un peu avant de reprendre le volant. A 19 h, je voyais une lumière sur le côté de mon oeil, à 21 h, j'ai eu mal au bras droit et quand je me suis levée (j'étais à l'étage, devant l'ordinateur et non loin mes enfants), j'avais la tête qui tournait. Je me assise dans le fauteuil, je me suis relevée et me suis retrouvée à terre, sans pouvoir me relever, sans pouvoir bouger le côté droit. Par contre, mon bras droit n'arrêtait pas de bouger, plus de contrôle mais pas de perte de connaissance. On a appelé la nounou. Mon mari a téléphoné à mes parents qui habitent à 250 km (je ne savais pas ce que l'avenir me réservait), ils ont fait la route de nuit. Emmenée d'urgence à Limoges, j'ai vu l'équipe médicale autour de moi, la peur montait, les larmes coulaient, je sentais que c'était grave mais aucun mot ne pouvait sortir. Examens, IRM. Je me retrouve dans une salle d'examen, mon mari arrive, j'ai envie de vomir et... Plus rien. Coma pendant 4-5 jours avec un pronostic vital engagé. Je me réveille, je ne peux plus rien faire (ni parler, ni manger, ni marcher, ni bouger le bras) mais dopée d'antidépressseurs, mon esprit est vide, calme et serein. A 35 ans, que quelqu'un vous fasse la toilette ou vous apporte le bassin, c'est dur mais je n'avais pas le choix. 1 mois à l'hôpital et 5 mois dans un centre de rééducation où j'ai réappris à écrire, à marcher, à manger, parler est revenu tout seul. J'étais entourée d'une très bonne équipe médicale et je les remercie. Je marchais avant alors pour moi, c'était normal que je remarche. C'était ancré au fond de moi et peut-être que cela m'a aidé. Et il y avait une très bonne ambiance côté patients, on rigolait bien. J'en garde de très bons souvenirs malgré tout.Aujourd'hui comment le vivez-vous psychologiquement au quotidien ?
Aujourd'hui 2 ans après, je marche (en public avec une canne pour ne pas être déséquilibrée), je parle comme avant, pas de grosse perte de mémoire, parfois des oublis (des mots par exemple mais je remplace par un synonyme), j'ai appris à écrire de la main gauche (la droite c'est pas top). Faire des gestes précis du bras droit, c'est dur mais par exemple je peux éplucher les légumes de la main droite. Je progresse encore. J'ai de la chance d'avoir ma tête. Je suis en arrêt longue durée et reconnue handicapée à 80%. Projets étape par étape. Je suis dans l'attente de pouvoir reconduire avec des adaptations mais côté administration, sans commentaire, c'est long, long, long ! Aménagement coûteux. Vie professionnelle, je réfléchis vers quelle voie me re-diriger. Je sais que j'ai de la chance, car il y avait une jeune fille (22 ans) au centre avec des difficultés plus importantes que les miennes. Parfois c'est dur accepter de ne plus être physiquement comme avant, parfois je me dis que si j'étais morte, je n'aurais pas à me regarder, ni à m'accepter (j'ai pris environ 30kilos 6 mois après l'AVC) et je ne me supporte pas, le seul plaisir serait de m'habiller, je ne peux plus le faire (100 kilos) malgré déjà 1 an de régime. Je n'ai plus de muscles donc je marche et fais du vélo d'appartement. Si quelqu'un a vécu la même chose, je serais très heureuse de vous lire. Des hauts, des bas, voilà mon quotidien. Merci à mes enfants (cela a dû être dur de voir leur maman tomber, les ambulances et de me voir à l'hôpital arnachée de tuyaux). Ils ne m'ont pas vue quand j'étais dans le coma. Merci à mon ami, à ma famille de m'entourer et de ne pas me considérer comme malade mais comme une personne.
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Emilie
Bonjour je m'appelle emilie ma mamie a fait un avc le jour de mes 20 ans un choc pour moi mais surtout pour elle le 10 avril 2011 son avc a provoque une emoragie cerebral et elle et paralyser du coter gauche actuellement elle vien d'etre admise dans un centre de réeducation et même si personne peut me le confirmer vous qui l'avait vécu pensez vous quelle peu remarcher et se reservir de son bras ?
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Viviane
J, ai vecu la meme chose en fevrier 2011 et j'ai été hospitalisée a limoges voulez vous communiquer ? J, ai 53 ans .
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Marie
Le 5 mars 2011, mon mari 67 ans a fait un avc ischémique du tronc cérébral, 1 mois et demi en réa, puis transfert en neurologie (il ne parle plus, a une gastrotomie pas de déglutition et paralysé du côté gauche) jusqu'au 6 juin, ce jour il arrive dans un centre de rééducation que nous avons eut beaucoup de mal à trouver, et là tout s'accélère, kiné, orthophoniste, ergothérapeute, il est bien pris en main ; en 8 jours il fait déjà énormément de progrès et continu à en faire chaque jour, malheureusement tout ça se termine le 21 septembre ou le médecin du centre nous dis qu'il repart le 22 à l'hôpital d'oû il venait en attente de lui trouver une usld, il ne reviendrait pas à la maison ; nous pensions que dans le centre il y resterait minimum 1 an et ensuite il aurait pu revenir chez nous, et bien nous avons été très déçus d'apprendre que la sécu. Ne participait que pour 3mois soi disant... , alors que mon mari se battait pour arriver a faire de gros progrès, qu'on nous disait que c'était un grand homme, tout ça pour rien ; depuis il a régressé, il ne fait plus d'effort, depuis 15 jours il est dans une ulsd mais il a fait une infection pulmonaire et reste aujourd'hui encore très fatigué, ici il a le kiné et l'ortho qu'une fois par semaine, que va être son devenir ? Je me le demande, et pourquoi ne sommes nous pas un peu plus aidés dans nos démarches administratives par ces moments difficiles.
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Sylvie
Bonjour C'est très difficile à dire. J'ai connue une jeune fille (env 25 ans) qui est sorti du centre en ayant le bras droit qui ne "fonctionnait pas" et boitait. Pour ma part, je ne boites pas beaucoup et mon bras fonctionne au ralenti. Et tout le côté droit pèse une tonne ! Je pense que si elle est bien entourée et que son moral est bon, elle peut retrouver son usage mais tt est différent selon les personnes, les âges. Moi, je croyais dur comme fer que je remarcherais, je me disais "tu as marché, donc il y a aucune raison de ne pas remarcher. " La volonté aide mais ne fait pas tout. En tout cas, montrez lui que vous l'aimez, que vous êtes la, aider la car physiquement on est abîmé mais moralement aussi: rien ne sera plus comme avant. Bon courage à vous et souhaitez un énorme courage à votre mamie. Sylvie.
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