Vous étiez dépendant à l’alcool et aujourd’hui vous ne buvez plus ? Comment avez-vous pris conscience de votre problème et êtes-vous parvenu à vous en sortir ? Racontez votre expérience. Participez
Etre à nouveau libre Isabelle Comment avez-vous pris conscience de votre dépendance ? Le tremblement de mes mains, mes pensées tournées vers l'alcool montraient ma dépendance et le manque.
Racontez comment vous vous en êtes sorti. J'ai d'abord longtemps refusé de croire que j'étais alcoolique.
Mais, les nombreuses hospitalisations (dont la 1ère demandée par un tiers : mes parents), les analyses de sang, les conversations avec ma famille et mes amies m'ont aidé à comprendre la gravité de ma situation.
L'alcool est insidieux : il vous "aide" de temps à autre à supporter un moment difficile, puis, de plus en plus régulièrement. Un jour, il devient indispensable et se transforme en enfer.
On a honte. On se ment à soi-même, on ment aux autres, on se cache, on a des vertiges, nausées, mais on continue à boire.
Mes conversations avec mon médecin et mon séjour auprès du Centre Alpha à Royan, spécialisé dans le traitement de l'alcoolisme, furent déterminants.
J'ai certes plusieurs fois rechuté.
Maintenant, j'ai compris combien je devais faire preuve de volonté et de vigilance.
Aujourd'hui,je suis abstinente, mais n'hésite pas à voir quand j'en ressens le besoin, une alcoologue de l'ANPAA. Je vois aussi régulièrement mon médecin.
Mais, je me sens à nouveau libre...
Quels conseils donneriez-vous à des proches d’alcooliques ? Il est difficile de comprendre cette maladie. Et en voulant bien faire, les proches font souvent "mal".
Un psychiatre, un alcoologue, un médecin généraliste sauront expliquer à l'entourage, les bouleversements que l'alcool produit dans l'organisme.
Il existe aussi l'Anon (équivalent des AA, mais pour l'entourage).
Enfin, certaines séances des AA sont ouvertes aux proches des Alcooliques.
L'expérience des autres et l'échange aident à déculpabiliser les proches.