Sur la période 1995-1999, les 5 premiers exportateurs d'eau virtuelle sont les Etats-Unis (+ 758 Gm³ d'eau virtuelle), le Canada, l'Argentine, et l'Inde. Les premiers importateurs
sont le Sri Lanka (- 428,5 Gm³ d'eau virtuelle), le Japon, Les Pays-Bas, la Corée du Sud, et la Chine. Sur la carte, les pays qui importent de l'eau sous forme virtuelle sont en rouge, ceux qui en exportent sont en vert.

Source : A.Y. Hoekstra et P.Q. Hung. Virtual water trade - A quantification of virtual water flows between nations in relation to international crop trade.
Des échanges pas toujours équitables
L'eau virtuelle peut apparaître comme un moyen efficace de réguler les ressources en eau sur la planète. En effet, difficile de transporter de la vraie eau ! Par exemple, l'Allemagne profite largement de l'eau utilisée aux Etats-Unis en important ses produits agricoles. En échange, elle exporte des produits contenant peu d'eau virtuelle.
Et pourtant, certains pays exportateurs sont déjà ceux menacés de sécheresse. L'Inde, qui est l'un des cinq principaux pays exportateurs d'eau virtuelle (161,1 milliards de mètres cubes exportés entre 1995 et 1999), va connaître de graves périodes de pénurie d'eau dans le futur. Aux Etats-Unis, 1/15ème de l'eau disponible est utilisée pour produire des denrées agricoles destinées à l'exportation. En Thaïlande, cette proportion est même d'un quart !
Quels sont les principaux produits concernés ?
L'agriculture est premier secteur économique utilisateur d'eau. Selon l'Unesco, 67% du commerce de l’eau virtuelle est lié à ce secteur,
23% à l'élevage, et
10% au commerce des produits industriels. Parmi les céréales, le blé est le premier produit échangé (30% du volume total des échanges d’eau virtuelle) suivi par le soja 17% et le riz 15%. Egalement importante en terme de volume : la viande de boeuf, dont les Etats-Unis et l'Argentine sont de gros producteurs.
|