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DOSSIER |
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| Août 2005 |
"Ce qui compte, c'est d'avoir une image à long terme"
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| Michel Claude est le directeur de la Fédération Nationale des Offices de Tourisme et Syndicats d'Initiative. Il dresse le bilan de la saison 2005 et explique comment les régions font des progrès sur leur communication touristique. |
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2005 est-il une bonne ou une mauvaise année pour le tourisme en France ?
Michel Claude : Disons une année moyenne. 60% des offices de tourisme interrogés la jugent moins bonne, contre 30% qui la trouvent meilleure. Les gens sont plus partis au mois d'août qu'en juillet, malgré la météo moins favorable. Au niveau de la clientèle étrangère, les Belges et les Hollandais sont revenus, mais il y a moins d'Allemands, sans doute à cause des difficultés économiques du pays.
Quelles sont les régions gagnantes et celles perdantes ?
Les régions qui notent une hausse de fréquentation par rapport à l'an dernier sont celles du Sud : le Languedoc, la Corse, la côte Méditerranée, alors que celles du Nord (Bretagne, Normandie…) ont elles enregistré une baisse. La crainte de la canicule doit être passée !
On avait pourtant dit que le Sud était trop cher, et l'accueil pas à la hauteur…
Il ne faut pas généraliser. Comme dans toutes les professions, il y a certains qui ne font peut-être pas assez d'efforts, mais la majorité des professionnels font leur métier sérieusement. Mais il faut reconnaître que l'on doit s'adapter à de nouvelles clientèles : les hôtels doivent plus considérer la famille par exemple. La plupart des hôtels indépendants ont été conçus pour les couples ou les déplacements professionnels ; or les familles avec enfants doivent trouver une offre adaptée.
Quels sont les types d'hébergement préférés par les Français cette année ?
Comme les Français fractionnent leurs vacances, le budget transports rogne sur celui des loisirs. Du coup les gens privilégient l'hébergement non marchand : on se retrouve chez une tante ou un cousin pour loger et faire du tourisme dans la région… Sinon au niveau de l'hébergement marchand, les hôtels et les campings continuent d'avoir des taux de réservation corrects, tandis que les gîtes et les locations meublées sont en baisse.
| "Il faut lutter contre la standardisation des villes et des campagnes" |
Qu'est-ce qui fait qu'une région attire les touristes ?
C'est une alchimie complexe. Il ne suffit pas d'avoir un patrimoine intéressant ou des atouts objectifs. Ce qui compte, c'est l'image que les gens se font de la ville ou de la région. On cherche d'abord le dépaysement, un coin différent de celui dans lequel on vit. C'est pourquoi il faut lutter contre la standardisation des villes et des campagnes, et mettre en exergue les spécificités de chaque région. Après, ça dépend de l'atmosphère, de l'ambiance, de la météo, de la gastronomie…
Les événements culturels comme les festivals ont-ils un impact significatif sur le tourisme ?
Ce qui compte, c'est d'avoir une image à long terme. Par exemple, les Francofolies de La Rochelle ont des retombées pas seulement pendant la période du Festival, mais sur toute l'année. Ca prend du temps de se construire une bonne image, et ce n'est pas un événement isolé qui va changer quelque chose.
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Céline Deluzarche, L'Internaute |
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