Entre amour et désamour :
histoire du tramway en France
Né aux États-Unis au XIXe siècle, le tramway connaît un essor important en France du début du XXe siècle jusque dans l'entre-deux-guerres. Face à l'arrivée de l'automobile, alors symbole du progrès et de la modernité, et au coût moindre de l'autobus en matière d'infrastructure (utilisation de la chaussée existante), le tramway est petit à petit démantelé pour disparaître quasi totalement de nos villes dans les années 1950. Vingt ans plus tard, le choc pétrolier de 1973 et les nuisances automobiles réhabilitent progressivement ce moyen de transport public de masse, et participent ainsi au recul de la voiture et à un meilleur partage de l'espace urbain entre piétons, vélos, autobus, tramways et voitures. D'ici la fin 2006, 21 villes françaises seront dotées du tramway.
Le tramway : écologique, fiable, économique ?
» Entre l'autobus et le train : aménagé "en site propre" - avec une voie ou un espace réservé à son usage spécifique -, le tramway est assez rapide (jusqu'à 50 km/h en moyenne) et assure un trafic régulier.
» Électrique : il est sans émissions de gaz dans l'atmosphère et est une alternative à la hausse du pétrole.
» Son coût : en moyenne 4 fois moins cher que le métro, il est en revanche beaucoup plus cher que la mise en place d'un réseau d'autobus. Il n'est pas accessible au budget des petites agglomérations.
» Attractivité des tarifs : un billet unique et économique, mis en place dans la plupart des villes, permet aux automobilistes de laisser leur voiture pendant la journée dans les parkings-relais périphériques pour rejoindre le centre-ville en tramway.