Le Liban se dégage aujourd'hui à peine d'une occupation
syrienne d'une trentaine d'années. Depuis l'indépendance
(2005), le pouvoir est réparti, à tous les niveaux, entre
les groupes confessionnels (musulmans chiites, sunnites,
druzes et chrétiens) : les partis politiques se sont constitués
sur ces bases ; les régions, au fil des crises, se sont
construit des communautés religieuses de plus plus
homogènes…
Aujourd'hui, le courant de l'opposition est chiite (Hezbollah
et Amal) tandis que le gouvernement est soutenu par une
majorité parlementaire sunnite. Dans la plus grande confusion,
les tensions politiques se mélangent aux rivalités entre
courants musulmans… Un mélange qui n'est pas sans rappeler
les premiers temps de l'islam et les origines de la division
sunnisme/chiisme. Pour autant, pas de signe de conflit armé
à échelle régionale.