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Octobre 2005

Ted Stanger : Sacrés Français, le roman

L'ex-directeur de Newsweek à Paris s'amuse dans son livre des travers de la société française et de ses compatriotes américains. Que pense-t-il du "modèle social français" et de la "culture américaine" ? Voir le chat
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L'auteur
Ted Stanger est journaliste et essayiste américain. Successivement directeur des bureaux de Newsweek à Bonn, Jérusalem et Paris, il vit aujourd'hui dans la capitale française. Il a déjà écrit deux best-sellers "Sacrés Français" et "Sacrés Américains" (2004). Avec "Sacrés Français, le roman", Ted Stanger se met cette fois à la fiction, mais s'inspire toujours fortement des différences culturelles franco-américaines.

Le livre
Arrivé depuis son Texas natal en Picardie pour "dégraisser" une petite usine de robinetterie que vient de racheter un groupe américain pour une bouchée de pain, Jonathan Bradley pense pouvoir régler l'affaire en quelques semaines. Mais il se heurte vite aux "spécificités" françaises : le code du travail, les syndicats, les grèves, l'Urssaf, et des salariés qui ne respectent pas vraiment leur patron. Cette satire du "modèle social français" finira toutefois en "happy end" bien à l'américaine…

Extraits
"Avant son départ, [Bradley] s'était efforcé de lire la presse française sur Internet puisqu' aucun journal français n'était disponible à Dallas. Mais de ces lectures, il ne comprenait que peu de choses. Les Français semblaient résolument obsédés par des mots incompréhensibles de préférence introuvables dans le dictionnaire : la directive Bolkestein, quinzomadaire, la Velsatis folle, Endemol, Perben 2 et Vigipirate renforcé".

"Un petit réveil l'arrachait de son sommeil tous les matins au son strident des flashs de France-Info. Plus efficace que la caféine ! Le pays semblait à feu et à sang : grèves, grogne, revendications, montée de la délinquance juvénile, notamment dans les banlieues. (…) Un sociologue parisien affirmait que la France était en voie "d'américanisation".

"Bradley n'était pas du tout exigeant question cuisine : il avait l'habitude des restaurants américains où l'on pratique non pas la gastronomie mais un assemblage de saveurs suffisamment standardisées pour ne déplaire à personne. Bradley se contentait de tout plat à condition qu'il satisfasse à sa faim".
 
 Céline Deluzarche, L'Internaute
 
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