Des calendriers, des Nouvels Ans...
Si le calendrier grégorien, du nom de son instigateur le pape Grégoire
XIII, est aujourd'hui le plus utilisé dans le monde (seuls l'Arabie
Saoudite, l'Iran, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Éthiopie, et le Viêt Nam
ne l'ont pas adopté), certaines communautés ont conservé
d'anciens calendriers, religieux ou païens, pour leurs fêtes.
Le calendrier hébreu est ainsi utilisé dans le judaïsme pour l'observance
des fêtes religieuses. C'est également le calendrier officiel en Israël.
Mais le calendrier grégorien y est utilisé pour tous les domaines laïcs.
Tous les calendriers conçus par les différentes civilisations
se fondent sur des unités naturelles de durée définies par des phénomènes
astronomiques. Soit un calendrier s'appuie sur le mouvement du soleil : c'est
alors un calendrier solaire, comme les calendriers grégorien ou persan,
composé de plus ou 365 jours. Soit il est déterminé
par les lunaisons, c'est-à-dire les cycles de la lune : c'est alors
un calendrier dit lunaire, tel le calendrier musulman, qui compte 12 mois
de plus ou moins de 29 jours. C'est pourquoi, pour les calendriers solaires,
la date du jour de l'An est fixe d'une année à l'autre, alors qu'elle
est mobile dans le cas des calendriers lunaires ou soli-lunaires (comme le
calendrier chinois).
Selon les calendriers, la date du jour de l'An est différente. Dans
les calendriers musulman et hébraïque, le jour de l'An a une
origine religieuse : le départ de Mahomet de la Mecque et la création
divine pour les juifs. Le jour de l'An du calendrier grégorien, comme
celui du calendrier persan, a une signification païenne : le renouveau,
la renaissance. Mais une fois de plus, les dates ne correspondent pas. Pour
les uns, le Nouvel an commence le 1er janvier ; pour les autres, le 21 mars,
jour du printemps.
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