La République de Vanuatu est un État de Mélanésie situé dans le sud-ouest
de l'océan Pacifique, en mer de Corail. L'archipel situé à 1 750 km à l'est
de l'Australie, compte 40 % de francophones, soit 80 000 personnes.
Trois langues officielles
Le Vanuatu possède trois langues officielles : l'anglais, le français et
le bislama. Les francophones représentent environ 40 % de la population.
Mais la grande richesse du Vanuatu réside dans son impressionnante densité
linguistique, la plus forte de la planète. Pour une population d'environ
200 000 habitants, on n'y trouve pas moins de 110 langues différentes,
sans compter les dialectes. Toutes ces langues appartiennent à la branche
océanienne de la famille austronésienne (les langues austronésiennes sont
parlées en Asie du Sud-Est et dans l'océan Pacifique, à Madagascar et à Taiwan).
Exploration européenne
Le français au Vanuatu est un héritage de la colonisation.
Le premier explorateur européen à atteindre l'archipel fut l'explorateur
portugais Pedro Fernández de Quirós en 1606. Le deuxième contact européen
avec le Vanuatu n'eut lieu qu'en 1768, lorsque Louis Antoine de Bougainville
redécouvrit l'archipel. En 1774, James Cook lui donna le nom de "Nouvelles-Hébrides",
qu'il conserva jusqu'à l'indépendance. Pendant tout le XIXe siècle, l'archipel
constitua un terrain de conquête particulier pour les missionnaires protestants
et catholiques, ainsi que pour les baleiniers ou les santaliers.
En 1906, la lutte d'influence entre la France et la Grande-Bretagne aboutit
à la création d'un accord franco-britannique en 1906 : le condominium des
Nouvelles-Hébrides. Les Vanuatu n'avaient pas la possibilité d'acquérir la
citoyenneté de l'une ou l'autre puissance. L'arrivée de soldats américains
au cours de la Seconde Guerre mondiale contribua à alimenter les sentiments
nationalistes locaux. L'indépendance leur fut finalement accordée par les
deux nations colonisatrices, le 30 juillet 1980.
Et aujourd'hui...
Les bonnes relations nouées avec les Premiers ministres français
successifs depuis plusieurs années, alors que la place et le rôle de la francophonie,
atout régional et international, font désormais l'objet d'un consensus favorable,
ont restauré la confiance et permis de mettre en place un dialogue cordial
et constructif. Après avoir été longtemps le premier bailleur de fonds du
Vanuatu, la France est désormais derrière l'Australie. Des accords entre
la France et la Vanuatu sont signés régulièrement. Le
Vanuatu cherche à renforcer ses liens avec la France et ses collectivités
du Pacifique. Les secteurs prioritaires retenus sont l'éducation, secteur
déterminant pour le développement économique et social du Vanuatu, et l'agriculture,
où un projet en partenariat avec l'Union européenne (le POPACA) a déjà permis
d'atteindre des résultats satisfaisants. L'Agence Française de Développement
est chargée de la mise en œuvre des projets identifiés. Le Vanuatu est le
seul Etat du Pacifique Sud à bénéficier de cet instrument novateur.