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Sujet illustré

Des drames alertent l'opinion publique

Ce sont le plus souvent des drames qui ont révélé au grand public l'existence de mouvements sectaires et alerté les autorités de leurs dangers.


Les précédents drames :
1978, Jonestown : suicide collectif des 913 adeptes du Temple du peuple de Jim Jones, à Jonestown au Guyana.
1993, Waco : 88 personnes de la secte des Davidiens meurent par suicide et lors d'affrontements avec la police à Waco, au Texas.
1994,  Suisse et Canada : 53 adeptes de l'Ordre du Temple Solaire trouvent la mort lors de suicides collectifs.
1994, Tokyo : La secte Aoum répand du gaz sarin hautement toxique dans le métro de Tokyo. Bilan : 11 morts et 5 000 blessés.

 


Les pays qui tolèrent les "sectes"

Parmi les pays qui ont des positions souples vis-à-vis de groupes, jugés sectaires en France : les Etats-Unis. Le pays ne possède pas de dispositif de vigilance particulier des groupes religieux et spirituels mais un libéralisme quasi-total s'applique. Ainsi, en vertu du premier amendement, il n'y a pas de reconnaissance officielle d'une religion. La seule action gouvernementale est l'octroi d'une exemption fiscale pour les organisations religieuses, caritatives, éducatives, scientifiques, littéraires ou sportives.

En Suède, les religions comme les mouvements sectaires peuvent demander à être enregistrés légalement en tant que « communauté religieuse ». Mais les conditions, de nature purement formelle, ne donnent lieu à aucune enquête de la part de l'Agence qui en est chargé.

Autre pays avec une législation davantage flexible : le Danemark. Ce pays est considéré par les observateurs comme le plus favorable au développement des organisations sectaires, en raison d'une application stricte du principe de la liberté de pensée. Aucun organisme officiel n'y est chargé de suivre l'activité de mouvements ou de groupes pouvant développer des dérives sectaires. La Justice ou, éventuellement, les services sociaux, sont les seules structures à pouvoir intervenir en cas d'infraction à la loi pénale, mais toujours a posteriori, puisqu'il n'existe aucun dispositif préventif.

 

» Informations :

- Union nationale des Associations de Défense des Familles et Individus (Unadfi), 130 rue Clignancourt 75018 PARIS Tél : 01 44 92 30 14.

- Centre de Documentation, d'Education et d'action contre les Manipulations Mentales (CCMM), 19 rue Turgot 75009 PARIS Tél : 01 42 82 04 93.

- Le site de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires

» Que faire si vous êtes victime ou si vous connaissez une victime de dérives sectaires ? Les conseils du ministère de l'Intérieur.

 

Comment définissez-vous les sectes ?
L'Etat réfléchit actuellement à une redéfinition de la notion de "mouvement sectaire". L'Etat a-t-il son mot à dire dans cette définition ? Participez



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