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Les dérives sectaires ne se limitent pas à la sphère religieuse mais concernent aussi le secteur de la santé, le développement personnel, les actions humanitaires, les activités sportives, éducatives et culturelles. Comme ces dérives sont créatrices de troubles à l'ordre public, l'Etat se trouve dans l'obligation de réagir.

 

La protection de la personne, notamment de l'enfant

 
© Getty Images
 

Dans son rapport de 2005, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) met en exergue quatre pratiques inquiétantes : les atteintes visant les mineurs, les dérives sectaires dans le domaine de la santé, le risque de pénétration de l'appareil économique et l'infiltration du secteur de l'aide humanitaire.

La protection de l'enfant est ainsi l'une des première raison de l'action de l'Etat. "Lorsqu'un enfant est abusé sexuellement, maltraité, affamé, qui peut le sauver, si ce n'est la Justice ? Lorsqu'un enfant connaît une éducation carencée, intellectuellement, physiquement ou affectivement, comment espérer qu'il puisse devenir un citoyen libre ? Comment préserver son autonomie ? Sa capacité d'apprendre ? Sa joie d'être enfant ?", explique la Miviludes.

La protection de l'enfant est depuis quelques années la priorité de l'organisme. En 2005, il pointe du doigt les nouvelles tentatives d'approche des mouvements comme, par exemple, les séjours linguistiques pendant lesquels les enfants sont placés dans des familles aux pratiques religieuses intégristes, voire sectaires.

Hormis l'enfant, d'autres motifs légitiment l'intervention des pouvoirs publics : abus sexuels, déstablisation mentale, atteintes à la santé, refus de soins... Ou encore les infractions à la législation en vigueur, en cas de fraude fiscale par exemple. Mais en France, un événement va choquer l'opinion et faire prendre du conscience du risque sectaire. Le 23 décembre 1995, 16 morts sont découverts en France, dans le massif du Vercors. Ils sont identifiés comme étant des adeptes de l'Ordre du Temple Solaire, un mouvement considéré comme sectaire. L'Etat, par ses représentants, décide d'intervenir pour circonscrire et empêcher de telles dérives.

 

Comment définissez-vous les sectes ?
L'Etat réfléchit actuellement à une redéfinition de la notion de "mouvement sectaire". L'Etat a-t-il son mot à dire dans cette définition ? Participez

 

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