L'Etat réfléchit actuellement à une redéfinition de la notion de "mouvement sectaire". En effet, la République laïque ne peut pas se prononcer sur la légitimité d'une croyance. En revanche, l'Etat est amené à surveiller, voire à interdire, les associations dites "cultuelles" si elles présentent des risques pour les individus. Et vous, comment définiriez-vous une secte ? L'Etat a-t-il son mot à dire dans cette définition ? Participez
Il faut une approche ouverte et tolérante Kevin Qu’est-ce qu’une secte selon vous ? Comment la différenciez-vous d’une religion ? Quand un groupe a pour vocation le bien de la société, à travers l’amélioration spirituelle de ses membres, alors ce groupe, mérite le titre de religion. Quand ce groupe apporte plus d’équilibre, plus de joie de vivre à ses membres, il mérite le titre de religion. Le mot " secte " condamne a priori le groupe auquel il s’applique. Sans avoir même à réfléchir puisque ce vocable contient en soit et le jugement et la condamnation du groupe auquel il s’applique. Par conséquent aucune question comportant le mot secte dans son intitulé ne peut amener de réponse. Il serait honnête de se forger un point de vue personnel, en prenant des informations directement à la source. L’armée du salut en son temps était également considérée comme une secte. En prenant des informations sur les actions de ce groupe, des gens plus ouverts et tolérants que d’autres, se sont aperçus que l’armée du salut avait été dénigrée à tort. D’où l’importance de se forger un point de vue honnête et personnel au lieu de se laisser abuser par ce vocable repoussoir qu’est le mot secte.
L’Etat doit-il intervenir dans la désignation des sectes et des mouvements religieux ? Pourquoi ? Justement rien ne définit une secte. Ce mot n’a aucune valeur légale. C’est un peu comme dire de quelqu’un " eh bien, ce type est un abruti ". Pouvez-vous vraiment étayer par un discours sensé cette insulte qu’est le mot secte? Comme il n’est pas du ressort de l’Etat ni d’insulter le citoyen, ni d’émettre un jugement sur ses choix spirituels ou philosophiques, la tolérance doit prévaloir. En chine, le paisible mouvement du Falun Gong, désigné comme une secte à la vindicte populaire, a été détruit et ses membres pourchassés. Pensez-vous que le gouvernement chinois ne traite pas actuellement la religion tibeto-bouddhiste de "secte dangereuse" ? Traiter un mouvement de secte, c'est commencer à justifier sa destruction.