L'Etat réfléchit actuellement à une redéfinition de la notion de "mouvement sectaire". En effet, la République laïque ne peut pas se prononcer sur la légitimité d'une croyance. En revanche, l'Etat est amené à surveiller, voire à interdire, les associations dites "cultuelles" si elles présentent des risques pour les individus. Et vous, comment définiriez-vous une secte ? L'Etat a-t-il son mot à dire dans cette définition ? Participez
Liberté de conscience et liberté de culte Marie Nathalie Devocelle, Clermont Ferrand Qu’est-ce qu’une secte selon vous ? Comment la différenciez-vous d’une religion ? Le dictionnaire définit ce mot. Pourtant il a pris une connotation péjorative ; la simple utilisation du mot secte est en soi une prise de position agressive envers l'ensemble des croyances et mouvements religieux, quels qu'ils soient. Il n'existe de secte à proprement parler que dans l'esprit du traditionaliste membre de la croyance dominante ou majoritaire qui croit voir son monopole menacé par l'émergence d'une nouvelle idée. Témoins les guerres de religion du passé. Qualifier un mouvement de secte c'est a priori le rejeter. Toute religion a eu droit à ce traitement lors de sa naissance. Il n'y a pas de différence, sauf la sanction du temps et de la pérennité. Je ne sais plus qui a dit que "l'Eglise catholique est une secte qui a réussi" .
L’Etat doit-il intervenir dans la désignation des sectes et des mouvements religieux ? Pourquoi ? Non, absolument non. Parce que depuis que la République existe, il n'y a plus de représentant de dieu sur Terre qui possède un pouvoir politique. (rois de France, oints de l'Eglise, la France, Fille Ainée de l'Eglise, etc.. ) Les idées appartiennent aux philosophes, aux religieux, aux penseurs, aux éducateurs. Pas aux hommes politiques, censés administrer un pays dont on leur a confié le fonctionnement (et c'est tout! ) surtout dans un contexte où des groupes de pression font adopter les textes qu"ils souhaitent.