Début novembre, le Fonds monétaire international a décidé de solder les arriérés de la dette du Libéria. Un procédé défendu par nombre d'ONG, qui réclament une annulation totale de la dette des pays pauvres. Les détracteurs de cette mesure craignent en revanche que les bénéficiaires de prêts en soient moins "responsabilisés". Qu'en pensez-vous ? Participez
L'impasse de la dette des pays en voie de développement Anne-Marie Igounet, Ste Marie Etes-vous pour ou contre l'annulation totale de la dette des pays les plus pauvres ? Pourquoi ? La dette des pays les plus pauvres ne sert que à appauvrir leurs peuples. Elle impose un système économique qui n'est pas viable pour eux et les maintient dans la pauvreté. Le système économique actuel ne repose plus sur la capacité à produire pour avoir de la valeur ajoutée mais sur la capacité à faire fructifier l'argent en déconnexion des systèmes productifs. Ce qui entraîne un surendettement des pays développés aussi, à la poursuite de l'encadrement de l'inflation, de la relance économique par des plans qui aliènent les capacités de recettes (ventes des entreprises d'état, libéralisation des fonctions d'état... )...
Quelles seraient, selon vous, les conditions à poser à l'annulation de la dette d'un pays ? Un certain niveau de taux d'endettement du pays par habitant serait la condition unique à l'annulation de la dette d'un pays.
Quelles pourraient être les conséquences positives ou négatives de l'annulation de la dette dans un pays ? Conséquences positives : le droit à l'espoir pour le peuple, la possibilité de rebâtir une économie viable, une possibilité de séduire des investisseurs... Conséquences négatives : la révision du système actuel dans la définition des dettes, et des "recettes" qui y ont contribué...