Début novembre, le Fonds monétaire international a décidé de solder les arriérés de la dette du Libéria. Un procédé défendu par nombre d'ONG, qui réclament une annulation totale de la dette des pays pauvres. Les détracteurs de cette mesure craignent en revanche que les bénéficiaires de prêts en soient moins "responsabilisés". Qu'en pensez-vous ? Participez
Arrêter la pitié et fournir des ressources additionnelles Zimé Darius Sacca, Bénin Etes-vous pour ou contre l'annulation totale de la dette des pays les plus pauvres ? Pourquoi ? L'annulation de dette est intervenue à un moment où les bailleurs de fonds ont été conscients que les pays pauvres ne pouvaient pas rembourser leurs dettes. C'est alors qu'on a fait bénéficier à ces pays pauvres de l'initiative PPTE, complétée par l'Initiative d'Allègement de la Dette Multilatérale en leur fournissant des ressources additionnelles pour les aider à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Quelles seraient, selon vous, les conditions à poser à l'annulation de la dette d'un pays ? Les plus nantis les ont déjà posé, ce qui fait que tous les pays pauvres ne sont pas éligibles à l'Initiative donc pas d'annulation de leur dette. Sinon, c'était mieux d'aider ces pays à une bonne démocratie, une bonne gouvernance afin d'attirer des investisseurs étrangers. Ceci permettra de traiter d'égal à égal.
Quelles pourraient être les conséquences positives ou négatives de l'annulation de la dette dans un pays ? L'incidence globale de cette Initiative sur le service de la dette servira au financement des projets dans les secteurs jugés prioritaires par pays. Cette situation donne à ces pays pauvres des marges de manœuvre importantes en matière de desendettement.