En France, un fonctionnaire ne peut être révoqué que pour faute grave, après passage devant un conseil de discipline. Cette sécurité de l'emploi, réservée en France aux seuls employés de la Fonction publique, n'existe pas dans tous les pays, notamment pas en Grande-Bretagne ni en Suisse. Pensez-vous qu'il faille assouplir les conditions de révocation des fonctionnaires en France ? Participez
Réveillons-nous Philippe Rinaudo, Boulogne Billancourt A votre avis, faut-il assouplir les conditions de révocation des fonctionnaires ? Pourquoi ? Tout simplement parce que ce principe de "l'emploi à vie" est totalement artificiel et n'a absolument pas lieu d'être (sauf peut-être pour protéger certains juges et postes sensibles du pouvoir politique. 500 à 1000 postes en tout et pour tout. Les fonctionnaires doivent être traités comme des salariés standards, leur seule particularité étant d'avoir l'Etat comme employeur.
Quelles sont, à votre avis, les conséquences positives ou négatives de la "sécurité de l’emploi" des fonctionnaires ? La conséquence évidente est de le pousser à ne rien faire sans aucun risque. Exemple : un jour à l'Insee, dans l'ascenseur, j'ai entendu une employée (peu qualifiée, certes), qui portait des... Pantoufles, s'écrier "Bon sang, j'ai oublié de prendre mes jours de maladie ce mois-ci ! ". Il est clair que ce type d'attitude est encouragé par "l'emploi-à-vie" et discrédite très injustement l'ensemble de la fonction publique.
Si les possibilités de révocation étaient assouplies, trouveriez-vous normal que les fonctionnaires demandent des compensations ? Lesquelles ? Aucune compensation. Ils seraient soumis au droit de travail qui s'applique à tout les salariés du privé. Avec éventuellement arbitrage des prud'hommes et indemnités de licenciement.