Interdiction de fumer dans les lieux publics, contrôle de la publicité pour l’alcool ou les aliments jugés trop gras ou encore interdiction de circuler en ville avec des voiture polluantes... En France et en Europe les mesures de santé publique sont parfois qualifiées d’atteintes aux libertés. A votre avis, doit-on forcer les gens à vivre sainement ? Participez
Préserver l'avenir Jean-Claude Kaufmann, Gretz Armainvilliers Peut-on priver les consommateurs de certaines libertés au nom de leur santé ? Oui très certainement. Il ne s'agit pas de les priver de liberté au nom de leur santé, mais de sauver l'avenir de la Sécurité sociale. Si ces consommateurs qui ont régulièrement recours à l'aide publique (la S. S.) en étaient privés, ou si on leur demandait de s'engager à ne plus y recourir, beaucoup de risques, pris par eux, sur leur santé, disparaîtraient. Si l'on peut se soigner à moindre frais, l'on est plus enclin à prendre des risques.
Alcool, tabac, alimentation : selon vous, quels produits doivent faire l’objet d’une loi ? Quels produits doivent au contraire rester "libres" ? Tous les produits non indispensables à la vie doivent faire l'objet d'une loi ; par contre, les autres, ceux qui sont nécessaires à la vie et à la survie et n'ont pas besoin de contrôles médicaux doivent rester libres.
Que pensez-vous des messages des pouvoirs publics sur le tabac, l’alcool ou l’alimentation ? Pensez-vous qu’ils sont trop ou pas assez nombreux ? Quand vous avez affaire à des gens qui sont devenus accrocs parce que rien n'a été fait pour les dissuader, les messages ne sont jamais assez nombreux. Exemple : Le jeune qui est encouragé à boire dans les discothèques, parce que pour limiter le nombre de tués sur les routes on le raccompagne chez lui souvent au frais du contribuable, se moque des mises en garde. La solution serait de l'empêcher de boire ; mais voilà, derrière, il y a des intérêts financiers.