Les cancers du sein héréditaires et non héréditaires auraient un lien commun

 

Des chercheurs du CNRS et du CEA, en collaboration avec une équipe de l'hôpital Saint Louis, ont étudié de près les cancers du sein héréditaires et les cancers du sein non héréditaires. Ils ont mis au jour un point commun entre ses formes de cancer ; leurs résultats sont publiés dans la revue Cancer Research.
10 à 15% des cancers du sein sont héréditaires. Les scientifiques ont travaillé sur cette forme afin de comprendre les mutations génétiques responsables. Une d'entre elle concerne les gènes BRCA1 et BRCA2. Ils permettent tous les deux de produire deux protéines BRCA1 et BRCA2 capables de réparer les dommages subis par l'ADN. Leur mutation est responsable de 50% des cancers du sein héréditaires.
Les chercheurs se sont ensuite intéressés aux cancers sporadiques, à savoir non héréditaires. Ils ont constaté que 50% d'entre eux sont dus à une surproduction de la molécule ATK1. Celle-ci empêche l'entrée de la protéine BRCA1 dans le noyau des cellules, lieu de vie de l'ADN. Ainsi, elle ne peut pas remplir sa fonction réparatrice quand l'ADN est endommagé.
Les scientifiques montre ainsi que quelque soit la forme du cancer du sein, leur origine provient d'un dysfonctionnement des protéines réparatrices de l'ADN soit parce que leur gène  codeur est altéré, soit parce qu'une protéine empêche leur action. En outre, l'équipe du CNRS et CEA ont observé que certains traitements hormonaux pourraient activer en masse la protéine ATK1, cause de nombreux cancers du sein sporadiques. Cette hypothèse reste à confirmer pour les chercheurs.

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