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Pistil et étamines d'une fleur d'hibiscus, étamines de graminée, et pollinisation par les insectes. © L'Internaute

Parées pour séduire

Les plantes ne s'accouplent pas et ne se déplacent pas. Aussi doivent elles user de stratégies pour transporter le pollen vers les ovules (sachant que la nature rejette l'autofécondation).
Le plus souvent, elles comptent sur le vent. Cette opération est hautement hasardeuse et ses chances d'aboutir sont minimes. Mais c'est ce que font les graminées et des gymnospermes chez qui le pollen est produit en grande quantité.
Les angiospermes, elles, misent beaucoup sur la coopération avec les insectes. Si certaines plantes sont odorantes et ont des couleurs vives, ce n'est pas pour rien : le but est d'attirer abeilles ou papillons qui vont transporter (malgré eux) le pollen. Alléchés par le nectar, le parfum et la couleur de la fleur, ils mettent les pattes dans le pollen qui s'accroche à leurs poils. En allant de fleur en fleur, les insectes déposent celui-ci sur un pistil, souvent un peu gluant qui le retient. Des phénomènes chimiques trient ensuite le pollen avant d'accepter les grains qui doivent pénétrer dans l'ovule.

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