Bioéthique et débat

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Sujet illustré

Chaque année, des milliers de couples français en proie aux difficultés d'avoir un enfant se tournent vers la médecine et la procréation artificielle. Véritable miracle pour les uns mais source de dérives pour les autres.

 

 
Lors d'uen FIV, le spermatozoïde implanté est soigneusement selectionné; un choix discutable sur le plan éthique. Photo © Getty images
 

Des prouesses techniques

Souvent la PMA se limite pour le commun des mortels à la F.I.V (fécondation in vitro), or il existe de nombreux moyens techniques pour donner la vie :
- la stimulation hormonale. La femme s'injecte quotidiennement une dose de HCG, hormone facilitant l'ovulation.
- L'insémination artificielle où le sperme du conjoint ou du donneur est injecté dans les voies génitales féminines.
- La F.I.V ou FIVETTE. Le médecin prélève des ovocytes dans les ovaires et les met en contact avec des spermatozoïdes sélectionnés. Les embryons les plus potentiellement viables sont réimplantés dans l'utérus.

Par ces différentes techniques, un couple souffrant d'une stérilité avérée ou alors porteur d'une maladie génétique peut connaître la joie de la parentalité.

Une procréation qui crée une polémique

Outre l'aspect médical et éprouvant physiquement pour la femme de subir de tels examens et interventions, la PMA suscite de nombreuses remontrances de la part des croyants. La religion et surtout les valeurs qui en découlent sont prises en considération par la société et les législateurs. Certaines questions éthiques se posent dont une qui est essentielle : le risque d'eugénisme.

 
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Lorsque un des partenaires souffre de stérilité, la FIV est le plus souvent utilisée. Problème : ce procédé requière un diagnostic préimplantatoire. Les chercheurs étudient les gènes de l'embryon pour constater une quelconque anomalie pouvant engendrer à la naissance une grave maladie. Ce dépistage est à double tranchant. Il est positif car il permet de déceler des problèmes éventuels mais là où la polémique est née, c'est sur le risque de rejet de cet embryon. A savoir que les parents peuvent décider de ne pas le prendre même si le cas pathologique éventuel n'est pas très lourd. En résumé, les parents peuvent choisir leur enfant parfait. Une sélection s'effectue avant même la naissance. Si on pousse la réflexion, certains couples pourraient carrément choisir la couleur des yeux de leur futur enfant ou celle des cheveux…

Prise de conscience

Cette dérive eugénique a été la première préoccupation de la France. Dès la naissance du premier bébé fivette en 1982, le comité consultatif national d'éthique a été créé en 1983. La première loi de bioéthique votée en 1994 porte justement sur l'encadrement de cette PMA. Certains centres sont habilités à le faire. Seuls les couples hétérosexuels mariés ou alors en vie commune depuis plus de deux ans peuvent prétendre à ces recours de procréation artificielle.

 


EN IMAGES  L'Odyssée de la vie


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