Bioéthique et débat

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Souvenez-vous de Vincent Humbert, ce jeune homme de 20 ans tétraplégique, aveugle et muet suite à un accident de voiture. Il a écrit au Président de la République, Jacques Chirac, pour obtenir le droit de mourir. Demande refusée. Sa mère, Marie met un terme aux souffrances de son enfant soutenue ensuite par le Dr Chaussoy. Poursuivis par la justice pour leurs gestes, ils s'en sortent sans condamnation. Ce terrible fait divers relance un vif débat en France autour du droit de mourir dignement.

 
L'euthanasie est considérée comme un homicide en France. Photo © Getty images
 

Politique de l'autruche ?

Chaque année, des centaines de malades atteints de maladies incurables s'exilent en Suisse pour pouvoir mettre un terme à leurs souffrances qu'ils considèrent inutiles. Notre voisin helvétique autorise non pas l'euthanasie comme aux Pays-Bas mais le suicide médicalement assisté. Quelle différence ? L'acte d'euthanasie réclame une injection létale de la part du corps médical alors que le suicide médicalisé consiste en l'ingestion volontaire d'une boisson (dont l'issue est la mort) par le mourant..
En France, il n'existe pas de loi claire et nette sur ces pratiques. L'euthanasie (ainsi que le suicide assisté) est formellement interdit et punissable de 30 ans de prison pour meurtre. Le cas Humbert avait réveillé et divisé l'opinion publique. En 2005, le Parlement adopte une loi stipulant qu'un malade en fin de vie a droit à une mort digne. En d'autres termes, si le patient est condamné, les médecins peuvent ne plus lui imposer de traitements vains. Objectif : développer les soins palliatifs pour éviter les souffrances.

Une loi plus ambitieuse et concrète

La France évite de statuer clairement sur ce sujet épineux mêlant à la fois des problèmes éthiques pour le corps médical (serment d'Hippocrate), moraux pour la famille, religieux et sociétaux.
Pourtant un constat s'impose. De plus en plus de gens souffrent de maladies graves et létales, comment ne pas prendre en compte leur souhait d'en finir ? Dilemme : comment savoir si la personne souhaite vraiment mourir ? Est-elle en possession de toutes ses facultés intellectuelles ? N'est-elle pas sous l'influence d'un tiers … ?
Les Pays-Bas ont autorisé l'euthanasie mais des dérives se font actuellement connaître d'où l'obligation d'édicter une loi stricte et bien encadrée.

 

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L'euthanasie en prise avec le droit




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