Peur du clonage

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Le principe de précaution, ça vous dit vaguement quelque chose ? Dans le domaine de la recherche médicale, ce principe s'applique. Les Etats mettent en place un moyen de contrôle pour éviter les dérives de scientifiques zélés : les lois.

Brebis dolly
 
La naissance de la brebis clonée Dolly a lancée une vague de législation sur le clonage. Photo © Pierre HUCK (galerie photo de L'Internaute )
 

Protection européenne

La naissance de la Brebis Dolly en 1996 a mis le feu aux poudres. A ce moment, les politiciens européens se rendent compte que le clonage reproductif humain est proche. Les citoyens montrent leurs préoccupations et leurs craintes quant à l'avenir de l'espèce humaine. Seul moyen d'y remédier ? Statuer. Le 12 janvier 1998, les 19 pays membres du Conseil de l'Europe, à l'époque, optent pour un protocole interdisant purement et simplement le clonage des êtres humains. De lourdes sanctions pénales sont à craindre en cas d'infraction.

Actuellement, face à l'autorisation de la consommation de viande et de produits d'animaux clonés aux Etats-Unis, l'Europe doit se pencher sur ce délicat problème. Vont-ils autoriser leur commercialisation ? Difficile lorsque l'on voit comment sont accueillis les OGM dans certains pays européens comme l'Allemagne et la France. La commission européenne a d'ores et déjà lancé une série de consultations cette année dans le but de donner un cadre juridique à ces aliments clonés.

La France : pays répressif en matière de clonage

Les pays européens se doivent de ratifier, c'est-à-dire incorporer dans leur droit, les décrets européens. Le législateur français est allé très loin dans la protection de l'homme. En 1994, les lois de la bioéthique ont été érigées, interdisant le clonage humain à des fins aussi bien reproductives que thérapeutiques.

Ces lois font l'objet de critiques de la part de chercheurs mais également de familles de malades sachant l'importance d'avancer dans la recherche de thérapies géniques et autres. A noter, que certains laboratoires obtiennent une dérogation spéciale de 5 ans pour pouvoir mener à bien des recherches sur l'embryon humain pour mettre au point des traitements. Cet assouplissement de la législation française a été apporté dans la loi de bioéthique de 2004.

Des pays plus laxistes

Les Etats-Unis en sont le symbole. En est pour preuve l'arrivée massive de chercheurs étrangers sur le territoire américain. Aucune législation claire n'encadre les recherches sur le domaine de l'embryon. Autre fait plus que préoccupant : certains hommes politiques tels que le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger prône ouvertement le clonage humain. Aucune nuance n'est apportée sur la finalité de ces recherches, à savoir est-ce à des fins thérapeutiques ou reproductrices ?

L'Angleterre autorise la recherche sur l'embryon humain à but médical et uniquement médical. Néanmoins, l'agence chargée d'encadrer l'utilisation scientifique et médicale de l'embryon (HFA) a autorisé, il y a quelques mois, la formation d'hybrides, mi-homme mi-animal, pour produire des cellules souches et créer de nouveaux médicaments. Des moyens inapplicables en France.


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