Les énigmatiques expériences de mort imminente : Des hypothèses biologiques soulevées

Le doute et la démonstration, les maîtres mots des scientifiques. Face à des témoignages d'EMI, le scepticisme l'emporte facilement.  Ces expériences ont pour certains un caractère mystique, paranormal ou même religieux ; des symboles auxquels les scientifiques ne peuvent pas adhérer. Tout a une explication. Le fautif dans ce cas présent : le cerveau

 

coupe transversale du cerveau.
Coupe transversale du cerveau. © Le cerveau à tous les niveaux

Une euphorie purement chimique

La première chose ressentie pendant les EMI est le bien-être, la joie. Les scientifiques expliquent tout simplement cette sensation par la libération d'endorphines, des molécules secrétées naturellement par le cerveau. Les traumatismes subis par le corps suite à un accident ou un arrêt cardiaque génèrent un stress qui stimule leur libération ainsi que celle de morphine, une substance proche des endorphines.

Les endorphines agissent sur une structure cérébrale responsable des émotions, l'amygdale, d'où cette sérénité ressentie. La morphine libérée calme la douleur ; en fait le cerveau chercherait à protéger le patient de la souffrance en secrétant des endorphines. Si c'était le cas, comment expliquer que 4% des personnes ont eu une expérience désagréable voire traumatisante ?

 

Une insuffisance en oxygène

Suite à un traumatisme tel qu'un arrêt cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou autre, le cerveau peut souffrir d'une insuffisance en oxygène ou anoxie. Elle entraînerait la libération excessive de glutamate, un neuromédiateur c'est-à-dire une molécule qui transfère les informations entre neurones. Ces cellules nerveuses à glutamate sont majoritairement situées dans l'hippocampe, haut lieu de la mémoire, de la pensée et de la perception. Cette synthèse excessive est toxique pour le cerveau, celui-ci va alors se défendre en bloquant les récepteurs à glutamate. Conséquence : un court-circuit s'opère pouvant générer l'apparition de souvenirs.

Par ce biais les scientifiques tentent d'expliquer que certaines personnes voient le film de leur vie défiler devant eux.

Susan Blackmore du département de psychologie de Collège Saint Mathias de Bristol a observé en février 1996 qu'une anoxie pouvait provoquer une modification du cortex visuel. Les cellules situées au centre du champ visuel étaient suractivées contrairement à celles placées en périphérie. La scientifique y a vu une possible explication de l'apparition d'un tunnel.

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