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Février 2006

Les tests ADN, comment ça marche ?

Comment font les labos pour réaliser leurs analyses ADN ? Est-ce que ces tests sont vraiment fiables ? Quelques notions de base pour bien comprendre.
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Chaque chromosome humain est composé de longs fils torsadés d'ADN qui forment une double hélice. Chacun de ces fils porte un langage génétique qui n'a que 4 lettres : A (Adénine), C (Cytosine), G (Guanine) et T (Thymine). La plupart des séquences ne sont pas codantes, c'est-à-dire qu'elles ne correspondent à aucun caractère particulier. Mais de temps en temps, certaines séquences servent à fabriquer des protéines qui vont définir la couleur des cheveux, le groupe sanguin, etc…Ces séquences, ce sont les gènes.

Pour identifier un individu, les analyses s'appuient d'habitude sur 9 à 16 séquences, dont la plupart ne sont pas codantes, mais sont différentes d'un individu à l'autre. Le fil d'ADN est découpé en morceaux par une enzyme, que l'on mélange ensuite à un gel spécial.

En faisant passer un courant électrique, les morceaux vont se ranger en fonction de leur longueur (les longues séquences se déplaçant moins sur le gel que les petits morceaux). On obtient alors un "code-barre" différent pour chaque individu. Il y a moins d'une chance sur un milliard d'avoir deux code-barres identiques.

Les appareils d'amplification en chaîne par polymérase (PCR) utilisent le même procédé naturel de l'ADN pour le recopier et l'amplifier. Les brins d'ADN ainsi répliqués sont alors exploitables pour une interprétation .
Les appareils d'amplification en chaîne par polymérase (PCR) utilisent le même procédé naturel de l'ADN pour se recopier et l'amplifient, procurant ainsi aux criminalistes des brins d'ADN répliqués et exploitables. Grâce aux techniques de duplication, on est capable de faire des analyses sur un tout petit échantillon : une trace de salive ou quelques millimètres de cheveu suffisent.

Mais attention aux risques d'erreur : un prélèvement mal fait, une contamination de l'échantillon par une autre personne, une erreur d'étiquetage… Et c'est l'erreur assurée. La génétique ne vient donc le plus souvent que comme confirmation d'un diagnostic ou d'un jugement.

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Concernant les tests de prédisposition, l'interprétation est elle-même délicate.
Certaines personnes porteuses d'une mutation liée à une maladie ne développeront jamais cette maladie. Par ailleurs, les tests ne donnent qu'une probabilité du risque de développer une affection (obésité, maladie d'Alzheimer, cancer du sein, problèmes cardiovasculaires...). Les maladies se développent par un mélange de gènes à hauts risques une mauvaise hygiène de vie.

Et aussi » "Nous laissons traîner notre ADN partout" (Chat avec Ludovic Orlando, paléogénéticien)

Sur le Web

» Le Génopole (pôle de biotechnologies)
» Le CCNE (Comité Consultatif National d'Ethique pour les sciences de la vie et de la santé)

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 Céline Deluzarche, L'InternauteScience - Biologie
 
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