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Les zones activées lors de la perception du langage
Les deux aires principales du langage ont été parmi les premières à être identifiées. C'est Broca et Wernicke, qui en examinant des cerveaux d'aphasiques, remarquèrent que ces derniers présentaient des lésions cérébrales identiques.

Chez 95% des gens, ces deux zones se situent dans l'hémisphère gauche.

La compréhension
Le processus permettant de donner un sens à des paroles est très complexe. Le cerveau doit d'abord distinguer le langage des bruits environnants, dirigés vers d'autres zones. Logiquement, les zones chargées de la reconnaissance vocale sont situées à proximité du cortex auditif. Ce dernier est incroyablement spécialisé.

Des neurologues ont ainsi identifié une petite zone proche de l'aire de Wernicke chargée exclusivement de la reconnaissance des consonnes ! Une fois le discours identifié, il est découpé en mots. C'est dans l'aire de Wernicke que ces derniers vont être reconnus et analysés.

Le saviez-vous ?
Certains types de dyslexie sont attribués à une défaillance de connexion entre l'aire de Wernicke (compréhension) et l'aire de Broca (énonciation).
Le "parler"
La "production" de langage est elle située à un atout autre niveau, celui de la zone de Broca. A l'arrière du lobe frontal, la zone de Broca côtoie la partie du cortex qui agit sur les mouvements de la langue et de la mâchoire, qui permettent d'articuler. Le langage s'acquiert naturellement pour peu que l'on soit suffisamment exposé. L'apprentissage des langues étrangères par exemple est beaucoup plus aisé si l'enfant est dans un milieu où l'on parle plusieurs langues. Mais plus le temps passe, et plus les circuits permettant la reconnaissance des mots s'atrophie. D'ailleurs chez les adultes, la langue maternelle et les langues étrangères ne sont pas traitées dans les mêmes zones du cerveau.

La lecture et l'écriture, contrairement à la parole, ne font pas intervenir les zones du langage. Elles utilisent les mêmes mécanismes que la vision (ou le toucher pour le braille, par exemple).

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