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1. Comment sont-ils apparus ?

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Virus : les 5 questions que se pose la recherche

SOMMAIRE
Leur apparition ?
»
Virus et vivant
 Faire des protéines
» Origine

Les classer ?
» Meilleur classement
 Grande diversité

L'émergence des maladies virales ?
»
L'exemple du sida
 VIH

L'avenir ?
»
Succès évolutif
 
Infection parfaite
» Epidémies

Les combattre ?
» Pistes thérapeutiques
 Virus à l'étude


 En savoir plus

   Sujet illustré
Les mécanismes de synthèse des protéines, indispensables à la vie, font intervenir des enzymes que les virus ne possèdent pas.
Image : Guillaume Bokiau
Un virus, c'est de l'information enfermée dans une boîte. Autrement dit, un virus, ça n'est pas vivant.

Certes, comme les êtres vivants, les virus possèdent un génome, des protéines et une enveloppe qui protège tout ce matériel. Alors, qu'est ce qui les distingue du vivant ?

Petits et dépendants
André Lwoff en propose une définition en 1957 : selon lui, un virus est de petite taille, inférieure à 250 nm et il n'a qu'un type d'acide nucléique en guise de génome (ARN ou ADN).

Mais surtout, il ne possède aucune des enzymes nécessaires pour produire de l'énergie, ni pour se multiplier seul. Bref, il est un parasite intracellulaire obligatoire. Pour se reproduire, il doit donc pénétrer dans une cellule, détourner sa machinerie enzymatique afin qu'elle produise les protéines du virus, puis quitter cette cellule et en infecter une autre.

Rickettsies et mimivirus : des frontières floues
Cette définition paraît simple, mais en réalité, les limites du vivant sont plus floues que cela.

D'abord, il existe des virus qui possèdent de l'ARN et de l'ADN. Ensuite, des petites bactéries appelées rickettsies sèment le doute car leur mode de vie se rapproche énormément de celui des virus : elles ne peuvent vivre qu'à l'intérieur d'une cellule hôte. Elles ont d'ailleurs perdu une partie de leur matériel génétique et de leurs fonctions, utilisant ceux de leur hôte. Ces très petites bactéries font des ravages : le typhus en est un exemple.

Et enfin, des chercheurs du CNRS ont découvert, en 2005, un virus géant, nommé mimivirus, qui possède, dans son génome, des gènes codant pour des enzymes associées à la fabrication des protéines. Autrement dit, mimivirus a les outils pour se multiplier seul, même s'il ne s'en sert pas.

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