Le principe est de rendre des molécules déjà testées et synthétisées encore
plus actives en les associant. Bien entendu, tout cela est entièrement automatisé
: un ordinateur passe au crible toutes les combinaisons possibles puis les range
dans une "chimiothèque".
Au Cerep, une start-up française spécialisée dans ce
type de recherche, on peut ainsi synthétiser 4 000 à 5 000 molécules en deux jours.
Après vérification de la qualité de chacune de molécules, on les transfère au
laboratoire de pharmacologie qui sera chargé de tester leur activité. Au cours
des deux dernières années, le Cerep a conçu et synthétisé plus de 30 chimiothèques
thématiques de 50 à 5 000 molécules pour des sociétés pharmaceutiques ou biotechnologiques.