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DOSSIER
 
Juillet 2006

La géométrie de la main

Cantines scolaires, entreprises, clubs de sport... De plus en plus de clients se tournent vers cette technologie, facile à utiliser et peu coûteuse.

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Technologie

Ce système fait appel à la forme de la main : longueur et épaisseur des doigts, largeur de la paume, forme des articulations… En tout, 90 points caractéristiques sont nécessaires pour identifier une personne.

En général, une caméra infrarouge prend l'image de la main sous deux angles différents pour obtenir les trois dimensions. L'image scannée est convertie en modèle numérique et associée à un code. Quand une personne passe son badge devant le lecteur, celle-ci cherche le code dans la base de données et procède à la comparaison.

Comme pour les empreintes digitales, on vérifie la validité de la mesure par la conductivité ou la température de la main. On peut aussi l'associer à l'empreinte du réseau veineux.

Il faut moins de 3 secondes au logiciel pour recenser tous les points caractéristiques de la main et les enregistrer. Chaque porte peut ensuite être équipée d'une borne d'accès. Photo © Identix

Avantages

Simple à mettre en œuvre, peu intrusive, cette technologie est appréciée des utilisateurs. Les images numérisées sont peu volumineuses, comparée à celles de l'empreinte digitale (10 à 20 octets contre 250 à 1000 octets).

Inconvénients

La forme de la main est moins stable dans le temps que les empreintes digitales. Des déformations importantes des doigts peuvent en effet survenir avec l'âge (arthrite par exemple). Le scanner est plus encombrant que pour les empreintes digitales, ce qui rend la technologie inaccessible aux systèmes portatifs.

Applications

Moins associée à la police que les empreintes digitales, cette technologie est particulièrement appréciée dans les cas où aucun motif de sécurité n'est nécessaire (cantines scolaires, pointeuses dans les entreprises…). Coca-Cola, Pfizer, ou TWA par exemple l'utilisent déjà.

Lors des Jeux Olympiques de 1996, c'est la solution qui avait été retenue pour accéder au village olympique. C'est aussi la solution qu'a retenu le service des migrations américain pour identifier les travailleurs frontaliers, qui effectuent des allers-retours fréquents entre les Etats-Unis et les autres pays. Au Musée de Louvre, l'accès à certaines salles est réservé pour le nettoyage. L'ouverture se fait par indentification palmaire. Et avec la baisse des coûts, la biométrie palmaire d'implante de plus en plus dans les quartiers résidentiels réservés.

 

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